CUCM – Les syndicats gagnent trois mois pour réajuster le RIFSEEP

La veille au soir à Montceau-les-Mines où se tenait le conseil communautaire, David Marti, président de la communauté urbaine Creusot Montceau, informé que les syndicats CFDT, CGT et FO appelaient à la mobilisation du personnel vendredi matin à l’heure du comité technique déclarait « que les 1607 heures et le RIFSEEP ((régime indemnitaire dans la fonction publique) ont été travaillé depuis des mois. Je répète que je n’étais pas favorable à l’instauration des 1607 heures mais nous n’avons pas à rougir des propositions qui ont été faites même si elles ne satisfont personne, le personnel comme la collectivité. Le RIFSEEP sera présenté demain (vendredi matin) au comité technique, le personnel ne devrait pas être perdant, il sera au même niveau ou au-dessus. Nous mettons 600 000 € pour apporter des améliorations et des compensations. Après, je sais, il y a des grèves partout ».

Ce vendredi matin, ils furent justement entre 150 à 180 personnes à se mobiliser au château de la Verrerie, le siège de la CUCM pour dire non au RIFSEEP tel qu’il a été proposé aux syndicats. Pour commencer et en guise de message, les trois représentants syndicaux ont démissionné du comité technique avant d’être reçus par David Marti.

A l’issue de cette rencontre, peu avant midi, CFDT, CGT et FO ressortaient avec la satisfaction d’une entrevue qui a porté ses fruits. « Nous avons trois mois pour réajuster le RIFSEEP, le mettre en place, sachant quand même que nous ne sommes pas contre les 1607 heures, nous les avons acceptées » souligne Frédéric François (FO).

Pourtant, le 29 octobre dernier, « rien n’était négociable avec le président » assure Cécile Matalone (CFDT). « Si nous avons démissionné du CT, c’est parce qu’il n’y a pas de dialogue social. Le président nous invite mais ne nous écoute pas », ajoute-elle.

Syndicats et direction ont donc trois mois pour revoir les situations particulières sur certains postes car jusqu’à maintenant, « nous n’étions pas d’accord sur la répartition financière ou encore le manque de reconnaissance de technicité sur des emplois » fait savoir Cécile Matalone.

Aux syndicats maintenant de répandre la nouvelle avant de donner une réponse définitive lundi et engager _ en principe_ les réajustements du RIFSEEP.

Jean Bernard

Un commentaire :

  1. Des syndicats unis pour défendre leurs droits et montrer que les ouvriers ne sont pas des moutons, malheureusement, ce n’est pas le cas dans toutes les collectivités …..

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