Il a au moins eu l’élégance de ne pas s’attribuer la programmation 2026 des Rugissantes. « Elle est l’œuvre du service culturel et de l’ancienne équipe municipale, je n’ai participé qu’au vote de son budget », rappelait le maire, Charles Landre, lors de la présentation de cette 7e édition dans l’une des salles du château de la Verrerie au Creusot.
Le maire a surtout souligné l’importance de ce festival des arts de la rue qui prend vie « dans une belle ville, au cœur de la Bourgogne, et qui attire un public venu des quatre coins de la France ».
La marque de la nouvelle municipalité se dessinera davantage en 2027. Et déjà, Charles Landre promet des événements forts, capables de rassembler, « de faire réfléchir, parfois même de bousculer, mais toujours de susciter l’émotion ».
Cet été, Les Rugissantes offriront des moments de qualité artistique autour du château de la Verrerie, « un lieu que trop peu de Creusotins connaissent ou fréquentent encore. Nous devons l’ouvrir à la population, en faire un espace de rencontre, d’expression et un haut lieu culturel vivant ».
Que réserve donc cette édition 2026 ?
Après s’être drapé d’un écrin rouge en 2025, le festival convoque cette année les quatre éléments _ l’eau, l’air, la terre et le feu _ comme une invitation à réfléchir à notre manière d’habiter le monde et de continuer à dialoguer avec cette vieille planète qui nous porte. Les spectacles, sous toutes leurs formes, ouvriront autant de portes sensibles au public, avec notamment des nouveautés comme la danse contemporaine et une comédie musicale.
Le festival s’adapte aussi aux réalités du climat. Afin d’éviter les fortes chaleurs de l’après-midi, des spectacles seront proposés dès la matinée, avant une respiration baptisée « la p’tite parenthèse », puis une reprise des festivités après 15 heures, lorsque le soleil commence enfin à desserrer son étreinte.

J.B.