E2C de Saône-et-Loire – Que la deuxième chance soit au rendez-vous

Le préfet, Jérôme Gutton, a rendu visite à l’école de la deuxième chance installée à Montceau-les-Mines. Les moyens sont là mais la fréquentation est en baisse. Un autre site est en projet à Chalon-sur-Saône.

E2C, école de la deuxième chance de Saône-et-Loire est située à Montceau-les-Mines dans les locaux de l’AFPA. Jérôme Gutton, préfet de Saône-et-Loire qui a pris ses fonctions en août dernier, accompagné du sous-préfet d’Autun, Eric Boucourt, s’y est rendu ce lundi 5 mars 2018. Une visite qui lui a permis de rencontrer les différents responsables de l’école et de se rendre compte par  lui-même du travail effectué avec les stagiaires.

Première impression du préfet à son arrivée: « Les façades sont austères ». Effectivement elles le sont, mais derrière, Jérôme Gutton s’est vite aperçu que les apparences sont trompeuses. Qu’importe le flacon pourvu que les jeunes dont la plupart sortent du système scolaire, parviennent justement à saisir une deuxième chance et s’insèrent avec harmonie dans la vie de tous les jours avec une formation professionnelle voire carrément un emploi à la clé.

Madame Isabelle Jamet-Laffly n’a pas été avare d’explications sur le fonctionnement d’E2C, évoquant par la même occasion, le budget de l’établissement qui se monte à 500 000€ financé par de nombreuses subventions, de l’Etat en premier lieu, du Fonds européen, de la région, du conseil départemental, de la communauté urbaine Creusot-Montceau qui lors de son dernier conseil communautaire a voté une enveloppe de 40 000€.

Des interrogations sur la baisse des stagiaires

Ces jeunes, garçons et filles sont donc accompagnés pour déjà dans un premier temps, reprendre confiance en eux et trouver leur voie. Ils travaillent sur un projet professionnel en découvrant des métiers et valident leur choix. Ils apprennent à se présenter, ce qu’il firent notamment devant le préfet, certains avec aisance, d’autres plus timidement, à rédiger un CV. Ils sont encouragés à prendre des initiatives du genre « organiser une sortie à Paris » précisait la directrice. C’est aussi une immersion en entreprise, « nous disposons sur le département d’un réseau de 565 partenaires qui les accueillent pour des stages, des visites » ajoutait-elle. « Trois jeunes ont réalisé une enquête pour l’OPAC au Plessis à Montceau ».

L’école de la deuxième chance en place à Montceau depuis 2013 connaît toutefois une chute de fréquentation. Ils étaient 109 en 2015 contre 84 en 2017. Seraient-ils moins nombreux à se « retrouver sur la touche » s’interrogeait Isabelle Jamet-Laffy ou « la baisse du chômage chez les jeunes » suggérait le préfet, a-t-elle un effet sur la diminution des effectifs?

Si E2C à Montceau attire principalement des candidats du Bassin minier, du Creusot, parfois du nord du département, ouvrir un site sur Chalon-sur-Saône est en projet ce qui permettrait notamment de réduire les déplacements, toujours problématiques quand, stagiaire, vous percevez 320€.

Jean Bernard

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