Montceau – Un cinéma peut en cacher un autre

Un cinéma avec cinq salles, un projet qui avance selon Marie-Claude Jarrot, surtout « avec les investisseurs » dit-elle. La pose de la première pierre, « en septembre prochain » estime madame le maire. Le complexe doit voir le jour devant l’Embarcadère et s’intégrer dans l’espace urbain culturel au même titre que le skatepark.

Le skatepark, l’affaire est réglée (lire par ailleurs). Mais dès qu’on prononce le mot « cinéma » à Montceau, c’est tout la Bassin minier qui retient son souffle. C’est le grand désordre. D’un côté, le projet municipal porté par Panacéa et son président Régis Faure (cinq salles de plain-pied), de l’autre, le cinéma Les Plessis avec trois salles en activité et un projet de réhabilitation lancé par la société Rex Cinéma avec Evelyne Davoine pour gérante.

En septembre 2018, le projet Panacéa reçoit l’aval de la commission nationale d’aménagement. Entre temps, la société Rex cinéma dépose un permis de construire pour transformer Les Plessis et proposer cinq salles dont une en sous-sol et un hall d’entrée situé rue Rouget de Lisle. Permis refusé par Marie-Claude Jarrot pour cause de sécurité.

Nouveau refus de Marie-CLaude Jarrot

Probablement vexée, voire même ulcérée par ce refus, Evelyne Davoine saisit le tribunal administratif de Dijon qui le 9 octobre dernier demande au maire de Montceau de réexaminer la demande d’autorisation de construire.

Pas question de céder. Marie-Claude Jarrot avec des expertises à la clé remet en cause plusieurs éléments de sécurité « qui sont a minima » observe-t-elle. Donc toujours pas de permis accordé.

« Pour la seconde fois, j’ai refusé le permis de construire » précise Marie-Claude Jarrot qui rappelle qu’il y a 10 ans, déjà un projet de réhabilitation prévoyait cinq salles « mais en intégrant la brasserie le Vendôme, or cette fois-ci c’est sans le Vendôme et toujours avec cinq salles ».

Fin décembre, la société Rex cinéma fait parvenir son mémoire au tribunal administratif de Dijon pour détricoter un à un les arguments de la mairie de Montceau. C’est son droit.

« Un manque évident de sécurité »

Alors avec une salle en sous-sol, un hall d’entrée rue Rouget de Lisle, « son trottoir très exigu, une rue avec une forte circulation, madame Davoine propose de programmer les films avec un différentiel de cinq minutes. Ce n’est pas un complexe cinéma, c’est un vidéo club » avance MCJ.

Pour madame le maire, son refus est dicté avant tout par un manque évident de sécurité « même si madame Davoine fait toujours référence au règlement de sécurité ERP (règles de sécurité d’un établissement recevant du public).  J’ai remis en cause la stabilité des éléments de structure, notamment la charpente métallique, l’évacuation du public, la présence d’une seule personne pour cinq salles de cinéma ou encore un ascenseur qui ne correspond pas aux caractéristiques pour cet établissement ».

Au tribunal désormais de donner raison ou pas au maire de Montceau-les-Mines.

Jean Bernard

NDLR: ces derniers mois, nous avons tenté à de nombreuses reprises de joindre madame Evelyne Davoine. En vain.

Dans le projet de réhabilitation du cinéma Les Plessis, l’entrée se ferait rue Rouget de Lisle.

Un commentaire

  1. Ça va être très moche ce bâtiment le long des quais …. il doit y avoir certainement d’autres lieux plus appropriés

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