Montceau – Le second souffle du Foyer des Jeunes Travailleurs avant une nouvelle construction

Quelqu’un sait il où se trouve le foyer des jeunes travailleurs à Montceau-les-Mines ? Mais c’est une évidence, il est là depuis 1988. Il a même été créé en 1970 quand à cette époque il occupait une partie du lycée Dolto à Blanzy.

Le foyer des jeunes travailleurs et étudiants pour être plus précis, se fait aussi appeler Résidence Le Plessis, ça sonne mieux à l’oreille. Et comme le nom l’indique, il est situé au 5 rue de la Résistance dans les bâtiments de l’OPAC et propose 80 logements individuels dont 4 d’urgence.

De l’extérieur, il est vrai, il ne paie pas de mine pour une Résidence. Et pourtant, il fort utile pour accueillir pour une nuit et même pendant trois ans, notamment des élèves en BTS du lycée Parriat, des apprentis, des jeunes en alternance, en formation ou encore à la recherche d’un premier appartement où envoyer par AGIRE, les structures d’aide au retour à l’emploi, du moment que vous avez de 16 à 30 ans. C’est dire si l’éventail est grand et rend éminemment service.

Ceci dit, le FJT a connu bien des vicissitudes ces derniers temps qui auraient pu grandement en fragiliser le fonctionnement quand en 2020, le directeur part à la retraite. L’idée germe alors de fusionner administrativement les foyers du Creusot et Montceau-les-Mines avec donc une seule directrice et un président.

Surviennent les élections municipales et chaque commune du Bassin minier (Blanzy, Montceau, Sanvignes et Saint-Vallier), désigne un nouveau représentant pour siéger au conseil d’administration. Les conseillers municipaux découvrent à leur grande stupéfaction des dysfonctionnement importants dont une présence aléatoire de la directrice. Il n’y a plus de commandant à bord. « C’est une situation de crise » avoue Eric Mény (Blanzy). « Il y avait une équipe en souffrance » ajoute-t-il.

Héberger mais aussi accompagner le jeune, s’il le souhaite 

La fusion est écartée et ce dernier propose de mettre en place après les départs de la directrice et du président qui a démissionné, une gouvernance collégiale avec l’appui des quatre maires, de la CAF, l’Union Habitat Jeune et le sous-préfet. « Ils nous ont fait confiance » rapporte Eric Mény qui, depuis le 14 octobre dernier, est le président de l’association du Plessis, c’est-à-dire, du foyer des jeunes travailleurs. Christian Grand (Blanzy) est trésorier et Anne-Marie Parrard, administratrice depuis  septembre 2020, secrétaire.

Le fonctionnement du FJT s’appuie sur Jérôme Dubuis, directeur, entouré de Jean-Luc Picarat (éducateur), Léo Charbonnier (coordinateur socio-éducatif), Dominique Moreau (maîtresse de maison) et Eric Varriot (agent de sécurité).

Maintenant que tout est rentré dans l’ordre, une évidence saute aux yeux, la conception du bâtiment (les appartements ont été transformés en studio ou deux pièces) et son âge, ne correspondent plus au confort d’aujourd’hui. « L’idée est de reconstruire d’ici à 5 ans » annonce Eric Mény, « en s’appuyant sur des partenaires financiers, la Banque des Territoires et Action Logement Services ».

L’idée est d’installer le nouveau FJT avec le même nombre de logements aussi proche que possible de la gare et des structures d’insertion, donc dans Montceau-les-Mines sachant qu’aujourd’hui, le taux d’occupation est de 68% sur l’année.

Le FJT a plus qu’un rôle d’hébergeur à jouer. Il n’en oublie pas son rôle social quand bien même le jeune aspire à devenir autonome. Un bon conseil n’est jamais de trop comme géré ses revenus ou s’adresser au relais santé installé dans les locaux grâce au syndicat intercommunal du Vernoy.

Que le projet de construction existe, c’est une bonne chose mais d’ici là, le FJT, cette Résidence du Plessis a besoin de communiquer, de s’ouvrir sur l’extérieur. Le travail ne manque pas.

En attendant, sans cette prise de conscience et la solidarité des quatre communes, le FJT courait un grand danger. Jean-Claude Laronde (Saint-Vallier), Christelle Roux-Amrane (Montceau), Sandrine Ravier et Eric Mény (Blanzy) et Arnaud Loctin (Sanvignes), sont fiers du travail collectif accompli.

Un nouveau regard se porte sur la Résidence du Plessis.

Jean Bernard

Le prix des logements : pour une chambre de 13 m2, 303 €/mois et pour un logement de 28 m2, 378 €/mois. Ils sont meublés et tout est compris.

2 commentaires :

  1. Bonjour, j’ai eu besoin, il y a longtemps, du FJT de Montceau, et c’était très correct – le cadre paysager excepté – donc, j’approuve les améliorations qui peuvent être réalisées ; d’autre part, avec Christian Grand comme trésorier, la structure sera gérée scrupuleusement, pas de soucis de ce côté là, l’homme est super sympa mais intraitable !

  2. Mr Christian Grand s’est investi très tôt dans le milieu associatif et notamment auprès des jeunes, il n’est pas surprenant que cet engagement soit toujours d’actualité. Vous pouvez compter sur lui.

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