Montceau – Lavoir des Chavannes, un témoin assisté

L’association de sauvegarde du lavoir des Chavannes est désormais dotée d’un bureau. Objectif, conserver le bâtiment actuel et l’ouvrir au public. Explications.

Le présent est un éclair au milieu des ténèbres, c’est la minute qui n’était pas encore et qui déjà n’est plus ; le passé et l’avenir, c’est la nuit d’hier, la nuit d’aujourd’hui, et ces deux nuits sont éternelles. 
Citation de Cécile Fée ; Les maximes et pensées (1832)

Alors faut-il sauver le lavoir des Chavannes ? Ce vieux machin plein de rouille, disent certains. « Notre Tour Eiffel » aime à dire Marie-Claude Jarrot, maire de Montceau-les-Mines.

Effectivement, les réactions sont diverses. Mais ceux qui ont mis les mains dans le charbon, ceux qui ont eu un parent « laveur », savent combien ce site compte à leurs yeux dont la construction a débuté en 1923 par la Compagnie des Mines de Blanzy à partir des plans des ingénieurs du cabinet Considère, Pelnard, Caquet et Cie.

Bien sûr, ce mastodonte de fer et de béton qui culmine à 35 mètres de hauteur avec des installations qui se repartissent sur un périmètre de 32 hectares, est en ruine, totalement délabré, esquinté, détruit par endroits, vandalisé aussi.

Pourtant, de très nombreux Montcelliens et pas seulement y sont très attachés. Ce lavoir des Chavannes est une mémoire, un témoignage du passé minier de la ville, du Bassin minier.

Certes, rénover, réhabiliter cette friche industrielle où « le charbon était trié par des femmes et des enfants au lavoir numéro 1 », se souvient Jean-François Gagne, laveur lui-même, n’a pas de sens aujourd’hui connaissant le montant exorbitant, des millions d’euros. Néanmoins, sans que cela coûte une fortune, « il est possible de conserver le bâtiment actuel » reprend Jean-François Gagne, le désormais président de l’association de la sauvegarde du lavoir des Chavannes.

Même si aujourd’hui le lavoir est la propriété de l’Etat, avec ses amis, le président a reçu le soutien des architectes des bâtiments de France, sans oublié « l’appui de madame la maire » ajoute-t-il.

Que désire l’association, nettoyer les abords et sécuriser le site, réhabilité un groupe (le 7e) et le Drew Boy, histoire de se souvenir du fonctionnement de l’engin et permettre la visite au grand public. Et ils sont prêts _ ils sont une douzaine de membres actuellement _ à se retrousser les manches.

« Nous ferons également des démarches pour obtenir des subventions auprès de la ville, du Département, de la Région, de l’Europe également et « même avons-nous pensé à Stéphane Bern et son loto en faveur du patrimoine » lance Jean-François Gagne, sous l’oeil avisé du trésorier, Daniel Daubard, le seul non laveur de la bande mais dont sa famille à travailler aux Chavannes.

Une association qui a aussi pour mission, une fois le site ouvert au public, de flécher la direction du lavoir aux sorties de la RCEA au Magny et d’y installer des photos.

Le meilleur moyen encore de comprendre la démarche de cette association est d’assister à son assemblée générale le 5 juillet, sans doute au centre nautique à Montceau. Et, surtout, visiter le lavoir. Une expérience inoubliable.

Jean Bernard

Un commentaire

  1. Bonjour

    Je suis aller au lavoir il y a déjà quelques années mais rien n’était encore dégradé
    J’ai pas mal de photos si besoin je peux vous en laisser
    Fab

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