Montceau – Jackson le boxeur, Chanet le forain

Jackson Chanet ? « Oui c’est moi ».

Ce vendredi en début de soirée, sur la place André Malraux à Montceau-les-Mines, même si la lumière a nettement baissé et qu’il arbore une barbe de plusieurs jours, il est méconnaissable. « Je sais, personne ne me reconnaît » dit-il en riant.

C’est pourtant bien lui, Jackson Chanet, forain et ancien boxeur, lui qui en 2000 a participé aux Jeux Olympiques à Sydney, là où Brahim Asloum est devenu champion olympique, là où « je me suis arrêté en quart de finale » rappelle le natif de Saint-Dizier (Haute-Marne).

Jackson Chanet est de retour, non pas sur un ring de boxe mais sur la fête foraine à Montceau qui ouvre cet après-midi. Ses parents y venaient dès les années 90. « Mon père avait le stand de la mailloche » nous rappelle-t-il. Les Chanet, une grande famille de forains. « Du côté de mon père, ils étaient 17, 10 garçons, 7 filles et aujourd’hui j’ai aussi une tante qui se trouve sur la fête ».

La boxe, Jackson Chanet la mise de côté. Il l’évoque, n’en fait pas une fixation et s’entraîne toujours, enfin « de temps en temps », « juste pour le plaisir » quand il revient chez lui à Chalon-sur-Saône. « Avec ma famille nous y sommes depuis 2008 ».

Champion d’Europe chez les amateurs, ceinture européenne des supers-moyens chez les professionnels et un championnat du monde ont fait de Jackson Chanet un boxeur atypique, lui justement le forain, le roi de la pomme d’amour qui donne des coups.

Et puis en 2006, tout s’arrête, Jackson descend du ring. Une lourde défaite. Il gamberge et peu après il est le propriétaire de Carla confiserie. Il devient alors le number one de la crêpe, des gaufres, des churros, etc., « de tout pour le régime » rigole-t-il.

A Montceau lui et sa famille aiment y venir. « C’est l’une des plus belles fêtes de la région. Ici, nous sommes bien ». Et puis Montceau, il se souvient avoir mis les gants avec Mehdi Lacombe. « Il a été mon sparring ».

Chanet et Montceau, c’est un attachement particulier. Encore plus attachant sans la barbe. « Je la rase demain (aujourd’hui) » jure-t-il. Question d’élégance pour la clientèle. Boxeur ou forain, c’est la classe qui parle.

Jean Bernard

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *