Maurane la belle, Pinder, c’est bête

Actualités chargées cette semaine, Maurane, belle personne sensible, notre voix du blues francophone s’en est allée dans les étoiles.
Après deux ans de pause, cette belle personne sensible et vraie planchait depuis quelques semaines sur un album de reprises de Jacques Brel, mort il y a quarante ans cette année. Paix à ton âme chère Maurane et quant à Jacques, nous y reviendrons bientôt.

C’est quoi ce cirque ?
Personne, cette semaine, n’a pu échapper à l’annonce de l’annulation de la tournée du cirque Pinder.
Promogil, la société d’exploitation du cirque Pinder, a été placée en liquidation judiciaire le 2 mai par le tribunal de commerce de Créteil, à la demande de son patron Gilbert Edelstein. Le chiffre d’affaires de sa société d’une centaine de salariés est passé de 7,5 millions d’euros en 2014 à 5,2 millions en 2017.

Pourquoi cette chute ?
Gilbert Edelstein cite « la crise économique, le contexte post-attentats et la baisse du nombre de spectateurs scolaires, passé de « 450 000 à 100 000 par an en trois ans ». Il assure en revanche que ces difficultés ne sont pas dues aux polémiques liées à l’utilisation des animaux sauvages dans les cirques. La ménagerie de Pinder en compte cinquante.
Difficile de croire que la question animale n’est pas un des éléments qui expliquent la crise que le cirque traditionnel traverse actuellement, puisqu’en France, 65 communes ont pris des arrêtés pour interdire l’installation de cirques possédant des animaux sauvages, selon l’association de défense des animaux PETA.
La question animale « est un des éléments » qui expliquent la crise des cirques traditionnels, « mais ce n’est probablement pas le seul », explique à l’AFP Pascal Jacob, auteur en 2016 du livre « Une histoire du cirque » (Seuil/BNF) et directeur artistique du cirque Phénix. « Il y a eu une évolution des mentalités, du goût » du public, analyse-t-il. « Le développement du cirque contemporain à partir des années 80 a donné de nouveaux territoires à explorer », avec des shows repensés.».
Il aurait été intéressant, Mr Gilbert Edelstein, de penser et réfléchir un peu face à un monde qui évolue avec des compagnies comme le Cirque du soleil ou encore plus proche de nous, le cirque Plume qui ont su prendre le virage et surtout la trajectoire qui change du traditionnel enchaînement de numéros et de la visite au zoo.
Nous pouvons croire que jusqu’au début des années 80, la présence d’animaux sauvages pouvait avoir un sens.
Mais aujourd’hui….
Les prochains spectacles prévus en province par Pinder ont été annulés. Son patron assure que le cirque se produira tout de même à Paris de novembre 2018 à fin janvier 2019.
Nous verrons la suite… Fin mars, dans un discours sur les zones rurales dépourvues d’événements culturels*, la ministre Françoise Nyssen avait annoncé « un plan de soutien de 500 000 € aux cirques traditionnels, trop souvent déconsidérés ».
Peut-être que la contribution du contribuable français sera une solution pour Pinder car en France les traditions, on aime ca… peu importe de savoir si les lions, tigres et éléphants apprécieront d’aller respirer l’air des Vosges.
Paroles d’Andouille
*voir Andouille du 7 mai https://linformateurdebourgogne.com/landouille-letat-et-lequite-des-territoires/

 

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