La Guiche – Le mal-être de Christine Ungerer, directrice du GHT

Elle a hésité. Laissé d’abord le directeur délégué du centre hospitalier de Montceau, Jean-Michel Suignard, prendre la température avant de sortir du bureau de direction de l’hôpital de La Guiche devant lequel l’attendaient élus, représentants syndicaux et usagers. « Venez expliquer vos motivations » lui demande t-on.

Expliquer pourquoi il est prévu de supprimer les cuisines des unités de santé à Toulon-sur-Arroux, La Guiche et Mont-Saint-Vincent et, supprimer 30 lits à Toulon et 15 à La Guiche.

C’est le genre d’exercice qui ne sied pas du tout à la directrice du GHT (Groupement Hospitalier du Territoire Nord). Dehors, au moins 250 personnes l’attendent. Elle appréhende.

Ses explications sont, disons-le, purement théoriques. « L’ARS (Agende Régionale de Santé) a demandé une description sur la filière gériatrique  du territoire qui présente des inégalités selon les zones. Nous avons fait un état des lieux et présenté des orientations au conseil des élus du GHT à la mi-septembre ».

Ce qu’a oublié de dire Christine Ungerer, un point très essentiel, « ses » propositions ont été rejetés par le conseil des élus. Ils ont dit « stop ». Est-ce la raison ou une des raisons qui a poussé la directrice du GHT à faire valoir ses droits à la retraite d’ici la fin de la fin de l’année, voire début 2022.

Au téléphone, Marie-Claude Jarrot  confirme. « Il n’est pas question de fermer les cuisines à Toulon, La Guiche et Mont-Saint-Vincent. D’ailleurs Pierre Pribile l’a dit, madame Ungerer était à ses côtés. Quant aux fermetures de lits, nous allons revoir la copie très prochainement ».

« Je ne suis pas au courant » assure la directrice du GHT. Elle ajoute pour sauver la face, « fermer les cuisines, c’est une hypothèse, nous travaillons sur d’autres scenarios ». Et sur les évolutions de la filière gériatrique, « nous devons approfondir le travail ».

En somme, « ses » propositions ne sont pas acceptables en l’état. « Absolument rien n’a été acté » ajoute encore Marie-Claude Jarrot.

Ceci dit, dans la foule présente devant l’entrée de l’hôpital de La Guiche, personne n’est dupe. « Le départ de madame Ungerer ne va rien changer, celui ou celle qui va lui succéder aura la même feuille de route » avance-t-on au CODEF.

En matière de santé comme en politique, un diagnostic peut être diversement interprété.

Jean Bernard

Hôpital – Christine Ungerer, directrice du Groupement Hospitalier de Territoire, sur le départ – L’infoRmateur de Bourgogne (linformateurdebourgogne.com)

5 commentaires :

  1. Mais bien sûr que rien ne va changer si Me Ungerer fait valoir ses droits à la retraite……( retraite face à l’ ennemi ?)
    Une ou un exécutant zélé, avide de promotions la remplaceront pour exécuter les ordres venus d’ en haut.
    La politico-technocratie ne voit la Santé que sous l’ angle purement comptable. Les 2 dernières décennies ont vu se dégrader de façon inéluctable la qualité de notre accès aux soins ainsi que la prise en charge de nos aînés.
    Sachez que c’est cette Me Ungerer qui a mis en place la procédure de  » soins dégradés » : il est acté que la carence de personnel impactera la personne âgée de plein fouet ( pas levée, repas en chambre….) et ce fonctionnement apparaît presque comme la normalité.
    C’est cette même dame, à qui je ne souhaite pas un jour de se retrouver en EHPAD qui a, sans sourciller, affirmé qu’ une douche par mois , c’était bien suffisant en EHPAD.
    L’ humain, la bienveillance, la proximité, la qualité sont entrain de disparité au profit de pseudo économies .
    Bravo à ces gens qui se battent pour défendre notre système de Santé, de tout coeur avec eux…..
    Si nous continuons avec cette politique : le pire est à venir !
    Une soignante qui a mal .

  2. Comment expliquer l inexplicable !!

  3. LISA , comme vous l indiquez Mme Ungerrer applique les directives d en haut,celle ci a droit à la retraite comme tous les salariés,ce serait mieux de s en prendre aux élus qui pour la plupart font partis des conseils d administration ou conseil de surveillance , qui sont au courant en premier lieu de se qui se trame en coulisse ….mais qui réagissent toujours aux cotes des citoyens au dernier moment quand la « MESSE EDT DITE ». HONTE A EUX…!!!!JE ne suis ni fonctionnaire , bien au contraire, je ne connais absolument pas Mme ungerer…mais  » retraite face à l ennemi »……c est nul…

    • Les responsabilités sont partagées. Tout est lié car il faut également tenir compte des citoyens qui votent pour les élus. Ainsi est-il temps de hiérarchiser ses valeurs : santé? justice? sécurité? éducation? laquelle mettre en premier. Puis ensuite étudier de très près les propositions politiques en tenant compte de leur cohérence et de leur authenticité, et enfin voter en conséquence. Ainsi se dessinera une démocratie éclairée.

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