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Crise sanitaire – Les retraités CGT satisfaits et mécontents

Le centre ce vaccination à l’Embarcadère à Montceau-les-Mines.

Communiqué des retraités CGT MultiPro du bassin montcellien.

VOUS AVEZ DIT MERCI ?

Nous sommes quelques-un-es à nous être fait vacciner ces dernières semaines grâce au savoir-faire, à la détermination et au
temps passé sur Doctolib pour la chasse aux rendez-vous par une amie ou un ami que nous remercions affectueusement.
Il faut souligner la qualité de l’accueil et de la prise en charge au Centre de vaccination Montcellien – Salle de l’Embarcadère par les infirmières et les médecins avec une bienveillance rassurante et dédramatisante. Qu’elles, ils, en soient également remercié-es.
Le docteur Christophe Prudhomme*, dans le numéro 222 de Vie nouvelle**, fait un retour sur cette année de combat contre l’épidémie et pour l’amélioration des conditions de travail des personnels et d’accueil des patients. « Espoirs après la mobilisation massive des soignants, inventifs, avec des moyens précaires pour gérer l’afflux massif de patients et penser « le monde d’après », mais déception avec la fermeture de lits de réanimation ouverts en catastrophe et le renvoi des personnels formés, durant l’accalmie de la pandémie, « retour au monde d’avant». Aujourd’hui, il n’y a pas plus de moyens à l’hôpital
qu’en janvier 2020. Ce qu’a octroyé le Ségur de la santé compense à peine le blocage des salaires subi depuis 2010.
Le salaire des infirmier-es en France est au 27è rang mondial par rapport au salaire moyen de chaque pays. La question fondamentale reste celle de l’emploi et de la fuite des personnels qu’il faudrait enrayer par une amélioration des conditions de travail. Le personnel hospitalier est épuisé et en colère. Syndicats de personnels et de médecins, collectifs de soignants, mouvements citoyens comme la Coordination des comités de défense des hôpitaux et des maternités de proximité, le Printemps de la psychiatrie, sont unis dans leur diversité pour porter les revendications.
Une des solutions mises en avant est simple, il s’agit de rétablir ce qui existait jusqu’au début des années 1980, quand il était difficile de recruter : rémunérer des étudiants pendant leurs études contre une obligation de servir pendant un nombre d’années
proportionnel à leur durée de formation. Cette solution est également une piste pour lutter contre les déserts médicaux. »
Emmanuel Macron lui aussi a remercié les personnels soignants tout en leur faisant des promesses sur leurs conditions de travail, des moyens supplémentaires, mais en leur demandant encore plus d’efforts.
Tous les mercis ne se valent pas.
* Médecin urgentiste au Samu de Seine-Saint-Denis. porte-parole de l’Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (Amuf).
** Magazine de l’Union confédérale des retraités

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