AFPA Montceau – Changer de métier ou approfondir ses connaissances, la porte est ouverte

Ils sont quatre en face de lui. Ce mercredi matin, l’Afpa de Montceau-les-Mines (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) organisait une matinée portes ouvertes dédiée aux métiers de l’usinage et de la maintenance industrielle. Des métiers qui offrent de belles perspectives d’emploi.

Devant eux, Guy Renaud, formateur qui a roulé sa bosse de longue années au Mexique chez Alstom avant d’intégrer l’AFPA. La maintenance industrielle, il en connaît un rayon. A ces futurs peut-être stagiaires, il parle un langage que tout le monde comprend, avec franchise, sans tergiverser.

Ils sont donc quatre, tous au profil différent et ils cherchent une nouvelle voie dans leur vie professionnelle. Ils savent que dans la maintenance industrielle, du boulot, il y en a. Mais sont-ils vraiment intéressés par une formation de neuf mois à compter du 10 février ?

Fabien pose beaucoup de questions. Il est méthodique et s’interroge même sur la tenue à porter pendant la formation. Il passe tout au peigne fin. Il ne veut pas se tromper lui qui vient du côté de Vesoul. Ce qui veut dire vivre loin de chez lui et donc intégrer l’internat.

Aurélien, du football à la maintenance industrielle 

Il est sans travail depuis deux ans. « J’ai un bac pro » dit-il. Il a travaillé dans le son, il aurait aimé devenir intermittent du spectacle mais ça n’a pas fonctionné. A 37 ans, il a besoin de trouver une direction, ses questions sont d’ailleurs pertinentes. « Alors pourquoi ne pas repartir dans la maintenance » avec toujours ce doute qu’il laisse planer.
Lui, a été pâtissier. Tout le monde le connaît à Montceau-les-Mines. Alain Jeannot, pour ne pas le citer, cherche une nouvelle occupation depuis qu’il a vendu son affaire. « J’aurais bien aimé connaître la maintenance quand j’étais à la pâtisserie ». Dans l’immédiat, il se renseigne, emmagasine toutes les informations.

Aurélien, lui, c’est pratiquement fait, le 10 février il sera présent au début du stage. Il construit son projet professionnel. Pendant quinze ans, il a travaillé dans une unité électro technique à Blanzy avant de tomber gravement malade. C’est loin de son rêve, il aurait voulu devenir footballeurs professionnel. Il n’a été qu’apprenti footballeur au FC Gueugnon, a joué en CFA avec Montceau-les-Mines. Mais le football, lui colle toujours à la peau, alors il entraîne Ciry-le-Noble et s’occupe des jeunes.

Aurélien revient donc sur le devant de la scène pour trouver un job. La maintenance industrielle n’est pas un monde inconnu pour lui. Il tient à approfondir ses connaissances et l’AFPA lui offre cette possibilité. Il va la saisir. « Je sais qu’il y a du boulot dans cette branche ». Il cite Metalliance ou encore Michelin.

Bon vent.

Jean Bernard

8 commentaires :

  1. Voilà bien posé le problème de la formation en France pour laquelle on dépense des milliards trop souvent à fond perdu . En lisant cet article je me dis que sur 4 personnes présentes, zéro feront carrière dans la maintenance industrielle .

  2. passeur
    pas d’accord , ont devrait obliger les chômeurs à faire un stage pour apprendre un métier ( ou autre) je suis passé par l’afpa à 54 ans , eu un cap de opérateur régleur en système d’usinage( tour et fraiseuse numérique) cela m’a permis de trouver un emploi jusqu’à ma retraite! ce qui manque c’est la motivation et les aides trop généreuses ( sans rien faire!!)

    • Pourquoi taper tout le temps sur les chômeurs ? Un chômeur a travaillé donc a cotisé…..et a droit à percevoir du chômage.
      En revanche le Rsaiste perçoit 500€ contre quoi ? Ben rien !!!!! Aucun travail, aucune heure travaillée mais ses 500€ tombent chaque mois lui et personne ne lui dit rien
      Arrêtez de critiquer les chômeurs préoccupez vous plutôt des rsaistes

  3. Il aurait aimé devenir « intermittent du spectacle » …….
    Tout est dit ! Il ne cherchait pas un métier, mais un status ……… Que dire de plus ?
    Bon, il a ouvert les yeux, il s’est remis en question, et va de l’avant. Bravo et lui.

    • Bonjour Respectus,
      Que dire de plus ? Et bien par exemple que vous semblez avoir une image bien négative des techniciens du spectacle, je vous rassure ce n’est pas une maladie contagieuse, pas plus que ce n’est un statut. Pour être intermittent il faut être ultra compétent dans son corps de métier, accepter bien souvent lorsqu’on travaille pour une compagnie de n’être payé que lorsque le spectacle joue, et pas ou très peu lors des répétitions, se former en permanence aux nouvelles technologies, être passionné, opiniâtre, pugnace, et dans le haut du panier pour espérer en vivre juste décemment, sans pour autant atteindre l’aisance financière. Pour ma part en son temps j’ai été intermittent, avant d’avoir la chance de faire toute ma carrière dans le spectacle en tant que salarié en cdi dans diverses structures, je suis bien placé pour connaître le sujet.
      Sans intermittents, pas de spectacle vivant, pas d’opéra, de théâtre, de cinéma, de concerts, de festivals, d’auteurs, de compositeurs, de metteurs en scène, de musiciens, de cinéma, de télévision, tout simplement parce que aucune structure ne pourrait se permettre d’engager CDI la multitude de techniciens tous corps de métiers confondus pour mener à bien chaque projet créatif qui est unique et ne va durer que le temps de sa création.

      Contrairement aux idées reçues, la culture rapporte beaucoup : sept fois plus par exemple que l’industrie automobile, soit 58 milliards d’euros de valeur ajoutée. La culture représente 3% du produit intérieur brut, soit l’équivalent de l’industrie agroalimentaire.Le secteur culturel génère 670 000 emplois, pas tous d’ailleurs dans le spectacle ou l’art et pas tous intermittents. Les subventions de l’Etat, c’est à dire la part payée d’avance en quelque sorte par le contribuable, ne concernent qu’un quart du montant total soit 14 millions d’euros. En moyenne, chaque foyer fiscal paie, tout compte fait, un tout petit plus d’un euro par jour.

      Le statut d’intermittent du spectacle
      Etre intermittent du spectacle : la définition
      Parler de statut d’intermittent du spectacle est un abus de langage. En effet, être intermittent du spectacle n’est pas un statut juridique comme peut l’être celui d’étudiant, d’entrepreneur…
      En réalité, l’intermittence est un régime d’indemnisation aux yeux des Assedic. Ainsi, par définition, un intermittent du spectacle n’a pas de statut particulier. En revanche, si l’intermittent ou l’intermittente rempli les nombreuses conditions fixées par l’Unedic, il pourra ouvrir des droits à l’assurance chômage dans une catégorie spécifique, celles des annexes 8 et 10.

      L’histoire du régime de l’intermittent du spectacle
      Le régime d’indemnisation dédié aux intermittents du spectacle est apparu en 1936 sous le Front Populaire. Il est créé à cette date un régime salarié intermittent à employeurs multiples. Ce régime ne concernait alors que les techniciens et les cadres du cinéma car à cette époque les producteurs de cinéma avaient mis en avant leur difficulté en termes d’embauche, pour trouver de la main d’oeuvre technique qualifiée. En effet, les différents corps de métiers nécessaires pour réaliser un film (menuisier, costumier…) se détournaient de cette activité en raison de l’instabilité dans la rémunération issue de ce travail. Les salariés qui intervenaient dans ce cadre, avaient pour rémunération le cachet intermittent.

      Ce régime spécifique de l’intermittence dans le cinéma a permis l’émergence de nombreux projets pour le cinéma français et a mis en avant la politique culturelle ainsi que la culture française à travers le monde.

      Un régime d’indemnisation en intermittence soumis à conditions
      Outre les conditions de base pour bénéficier d’allocations chômage pour tout demandeur d’emploi, l’intermittent du spectacle doit réunir des conditions spécifiques pour bénéficier du régime d’indemnisation chômage de l’intermittence.

      Ces conditions spécifiques sont les suivantes :

      .Réunir 507 heures sur 12 mois pour les artistes et techniciens (annexe 8 et 10) avec une fin de contrat de travail en intermittence.

      Si l’intermittent du spectacle remplit ces conditions, alors il pourra bénéficier des allocations d’aide au retour à l’emploi (ARE) communément appelées allocations chômage réservées aux protagonistes du spectacle vivant.

      Attention, il s’agit ici de règles spécifiques de base c’est-à-dire que même s’il remplit les critères évoqués ci-dessus, l’intermittent ne pourra pas obligatoirement ouvrir des droits en intermittence. En effet, de nombreuses autres conditions propres à chaque intermittent rentrent en compte comme le fait de savoir s’il travaille également au régime général, s’il a déjà démissionné d’un emploi, si l’intermittent travaille à la fois en Cdd et Cdi…

      L’indemnisation de son intermittence dépendra notamment de sa rémunération et du nombre d’heures qu’il aura travaillé.

      Les allocations qu’il percevra au titre de l’intermittence seront versées, théoriquement, chaque mois en fonction de la déclaration de situation mensuelle (Dsm) effectuée par l’intermittent auprès du Pôle Emploi spectacle.

      Un paiement provisoire est effectué sur la foi de cette déclaration sans avoir à justifier d’attestation employeur au moment de la déclaration mensuelle. Ensuite, à la réception de toutes les attestations émises par les employeurs (notamment les Aem et Guso), le paiement définitif de l’indemnité chômage intervient. Cela peut donner lieu à une régularisation et à une demande de remboursement de trop-perçus par Pôle Emploi.

      La déclaration de son travail chaque mois par l’intermittent du spectacle est obligatoire. Si l’intermittent oublie de déclarer des heures de travail, celles-ci ne pourront pas être comptabilisées pour calculer ses futurs droits. L’intermittent pourrait ainsi perdre son indemnisation au sein du régime intermittent.

      De plus, si l’intermittent du spectacle ne réalise pas sa déclaration de situation mensuelle, il fera l’objet d’une radiation par le Pôle Emploi spectacle. Il ne pourra alors percevoir aucune allocation tant qu’il n’aura pas procédé à une nouvelle inscription à Pôle Emploi et donc rempli une nouvelle demande d’allocations.

      En espérant vivement vous avoir permis d’améliorer votre culture générale,
      je finirais par une citation d’un grand auteur populaire français le regretter Michel Audiard :  »il vaut mieux fermer sa gueule et passer pour un con, que de l’ouvrir et dissiper le doute »
      Avec tout mon respect,
      Jack Valium

      • J’en ai eu un d’intermittent du spectacle dans la famille, donc je connais très bien.

        Il y a la théorie (la votre, et la pratique (la mienne).

        J’ai vu. Vous en me ferez pas changer d’avis.

  4. Estelle, 3 500 000 offres d’emplois vacantes ( je mets un bémol sur ce chiffre) donc si les gens en recherche d’emploi ne sont pas du métier, faut les former , donc faut motiver, car dire je n’y connais rien , ça ne fait pas avancer , se former permet d’avoir plus de chance de trouver un travail ( pas le but de certains!!) l’AFPA est plus approprié que certaines assos qui ne donne que des conseils ou des indemnités sans rien exiger!!!

  5. La reconversion est une chance pour une personne dont son potentiel, sa capacité ou son expérience ont évolué. Mais l accès à la formation se développe aussi pour l pallier à une demande offre d emploi sur des nouveaux métiers, l évolution de certains métiers ou quand l offre d emploi est supérieur aux compétences nécessaires sur les demandeurs d emplois.
    Cela permet aux entreprises de trouver du personnel motivé par de nouveaux objectifs professionnels et aux demandeurs d emploi de faire un premier dabq la vie active.
    C est aussi un bon moyens de lutter pour l égalité des chances et aider à acquérir plus d assurance.
    D ailleurs la prise en charge de la formation est validée suivant le besoin d emploi dans le département.

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