Montceau – L’Atelier du coin : entre forte tension financière et espoir de relance

L’Atelier du coin est confronté à une crise de trésorerie qui menace sa pérennité, mais l’assemblée générale qui s’est tenue mardi, a choisi de poursuivre l’activité en misant sur une réorganisation et la recherche urgente de nouveaux financements, tout en étant consciente que les prochains mois seront déterminants.

Isabelle Louis, maire de Montceau et présidente de la CUCM pose la bonne question : « qu’est-ce qui va se passer ? »

Les finances de l’Atelier du coin sont dans le rouge et ce n’est pas la première fois. La perte financière pour l’exercice 2025 se monte à 43 378 € avec un solde au 31 décembre de moins 20 822 €. Evidemment avec le déménagement de la rue Saint-Eloi à la rue de la Fontaine, la remise en route des ateliers, une rupture conventionnelle qui a lourdement impacté les finances, les désorganisations internes qui ont également affecté le développement de l’activité et la dynamique commerciale, il eut été miraculeux que les caisses soient pleines. Les pertes s’accumulent, les dettes aussi. Un adhérent estimera néanmoins :  « ce n’est quand même pas mal » alors que le président venait de déclarer, « on ne peut pas continuer ainsi ». Une autre lancera : « Nous sommes surtout une association d’insertion par un commerçant ».

Alors, comment dire…

L’Atelier du coin traverse une situation financière très difficile. Le commissaire aux comptes a déclenché une procédure d’alerte en raison de tensions importantes sur la trésorerie, ce qui signifie que l’association pourrait rencontrer des difficultés à poursuivre son activité à court terme si aucune solution n’est trouvée rapidement. D’où la tenue de l’assemblée générale.

Face à cette situation, le conseil d’administration a proposé une réorientation de l’activité. L’objectif est de développer davantage les marchés publics et les contrats sécurisés, afin de garantir des revenus plus stables, tout en conservant une activité artisanale et des ateliers ouverts au public. Toutefois, cette stratégie n’a pas encore convaincu le commissaire aux comptes quant à la viabilité financière de l’association.

Lors de l’assemblée générale, les adhérents, bénévoles, bénéficiaires et anciens salariés ont rappelé l’utilité sociale importante de l’Atelier du coin et son impact positif sur le territoire. Plusieurs pistes de financement ont été évoquées, mais il a été reconnu qu’elles ne suffiraient pas, à elles seules, à rétablir durablement l’équilibre financier a formulé le président Charlie Mathey.

L’assemblée générale a néanmoins estimé qu’un redressement restait possible à condition d’obtenir rapidement de nouvelles ressources importantes, notamment par l’attribution de marchés publics, la signature de contrats avec des entreprises ou des CSE, et un soutien renforcé des partenaires publics.

En conséquence, l’assemblée a décidé de poursuivre l’activité de l’association et a renouvelé sa confiance au bureau pour mettre en œuvre cette démarche. Celui-ci est chargé de rechercher des financements et de consolider la trésorerie dans les prochains mois.

La situation reste toutefois critique : les mois à venir seront décisifs. Si les ressources attendues ne se concrétisent pas rapidement, la pérennité de l’association pourrait être remise en cause. Des points d’étape sont prévus en septembre et en décembre pour évaluer l’évolution de la situation.

La crise est profonde. La vie de l’Atelier du coin est en jeu.

« Pour l’intérêt général, nous devons continuer d’exister » formulait Charlie Mathey.

Mais à quel prix ?

J.B.

Dans l’article ci-dessous, François Gambut, le directeur avait pour mission de consolider le fonctionnement de la structure, d’optimiser l’organisation et de placer chacun à la bonne place. Mais des divergences sont apparues et François Gambut s’est auto-licencié. Il n’a pas souhaité s’exprimer.

Montceau – L’Atelier du coin, chantier d’insertion, doit produire et vendre pour exister – L’infoRmateur de Bourgogne

 

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