15 août : naissance de Jules Grévy

Le 15 août 1807, à Mont-sous-Vaudrey (Jura), est né un homme d’état illustre, François-Judith-Paul Grévy, dit Jules Grévy.

Avocat comme moult hommes politiques, il est élu parlementaire avec les républicains. Ce qui lui vaut une arrestation lors du coup d’état de 1851.

On rappelle les faits, au matin du 2 décembre 1851 le Président de la république Louis-Napoléon Bonaparte édicte six décrets proclamant la dissolution de l’Assemblée nationale, le rétablissement du suffrage universel masculin, la convocation du peuple français à des élections et la préparation d’une nouvelle constitution pour succéder à celle de la Deuxième République.

On joue petit jeu avec les ordonnances actuellement.

Cela débouchera sur le plébiscite des 20-21 décembre 1851, puis celui du 2 décembre 1852 établissant le Second Empire.

Après la chute de Sedan et ses conséquences, Jules Grévy est élu à la tête de l’Assemblée nationale (1871 à 1873) puis de la Chambre des députés.

Le 30 janvier 1875, l’amendement Wallon constitutionnalise le fait que la France est une république. L’Assemblée Nationale devient la chambre des députés élue au scrutin d’arrondissement, au suffrage universel masculin pour quatre ans.

Grévy la présidera du 13 mars 1876 au  30 janvier 1879. A cette date il est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et par la Chambre des députés, pour sept ans, Président de la république. Il est rééligible et réélu.

Mais à la suite du scandale des décorations (légion d’honneur), scandale politico-financier de trafic de décorations mené par son gendre (Daniel Wilson  ingénieur britannique qui fit fortune dans les forges du Creusot) il est contraint par la chambre à la démission le 2 décembre 1887.

« Jadis on était décoré et content, aujourd’hui on n’est décoré que comptant. » Alfred Capus

S’en suit une décrédibilisassion de la République surtout que par aversion envers Gambetta, Jules Grévy s’est entouré de présidents du Conseil proches de lui. Il a ainsi affaibli l’exécutif et favorisé l’instabilité des gouvernements successifs de la IIIe République.

On n’invente rien de neuf sous le soleil politique et autres temps mêmes mœurs.

Gilles DESNOIX

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