Violences sexuelles – Des ateliers thérapeutiques escrime à Blanzy, en garde !

 

Le conseil municipal de Blanzy, mercredi soir, a connu à la fois un moment fort en émotion et de gravité. Traiter le sujet des violences sexuelles en salle du conseil alors que les conseillers devaient aborder la foire commerciale et le festival Chamboultou, a justement chamboulé les habitudes.

A l’origine et cet intermède, c’est le club d’escrime de Montceau-les-Mines qui a sollicité la mairie de Blanzy _ parce que nous ne savions pas où aller » stipule le président, Julien François _ pour organiser au gymnase de la Verrerie, des ateliers thérapeutiques escrime en disposant gratuitement de la salle. Ce que le conseil municipal n’a pas manqué d’approuver.

Violences sexuelles et escrime n’ont pourtant rien en commun et pourtant des psychologues savent que la violence sexuelle provoque avant tout un traumatisme corporel et sensoriel. D’où le travail thérapeutique qui prend en compte le soin du corps pour accompagner les personnes victimes de telles violences sur un chemin de guérison et l’escrime permet « d’accroître la maîtrise et la confiance en soi » explique Hélène, membre de l’association Stop aux Violences Sexuelles 71.

« Car le traumatisme du viol est très grave, on ne s’en débarrasse pas. L’idée avec ces ateliers est de pouvoir vivre avec sans qu’il soit présent au jour le jour » avance-t-elle. « Le viol est un fléau, un grand problème de société contre lequel il faut se battre » précise Frédérique Lemoine, conseillère municipale.

 

 

Un vrai parcours de soins

 

 

De septembre 2023 à juin 2024, seront organisés dix ateliers (1 par mois), des séances de quatre heures en présence de maîtres d’arme, thérapeutes et kinés. Il s’agit d’un long processus dans lequel les victimes doivent s’engager sur toute la durée. « C’est très important car à chaque séance, un thème différent est abordé, notamment les limites, l’équilibre, l’engagement. Avec donc l’escrime et le club de Montceau pour supports. « C’est un vrai parcours de soins » assure Hélène.

D’où viendra la dizaine de volontaires à ces séances ? Du réseau VIF (violences intra familiales), très développé sur le Bassin minier ou des psychologues.

Encore faudra-t-il débourser 110 € par atelier, « parce que nous sommes des professionnels qui faisons notre métier » souligne un autre membre de Stop Violences Sexuelles 71. « Mais l’argent ne doit pas être une barrière. Nous trouvons toujours une solution ». Inutile d’investir dans une tenue d’escrime, sauf les gants. « Le club de Montceau dispose d’une enveloppe de 5000 €, elle servira à l’achat de tenues » annonce Julien François.

Quand on sait qu’une femme sur dix est victime de violences sexuelles, qu’elle a connu l’innommable et des souffrances physiques, elle doit passer par la thérapie et, en l’occurrence, avec l’aide de l’escrime.

 

J.B.

 

Pour joindre l’association : https://www.facebook.com/people/Stop-aux-Violences-Sexuelles-71/100076124959039/?paipv=0&eav=AfaJubuuE7VdNCpcs4ewFW6BAApH-8opyz6e3g2YCASXTqR1RfTXOstGkFBEDTWZt9k&_rdr

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