Sécheresse en Saône-et-Loire – La pluie a été insuffisante

RÉUNION DU COMITE DÉPARTEMENTAL DE RESSOURCE EN EAU.

Point sur la sécheresse en Saône-et-Loire au 17 août 2022

 

  1. Les niveaux de crise et d’alerte renforcée sont maintenus malgré les épisodes de pluies, ces derniers étant insuffisants.

 

Le comité départemental de la ressource en eau s’est réuni le mercredi 17 août 2022 lors de sa réunion hebdomadaire sur la situation hydrique du département et pour prendre les décisions que l’état de crise impose.

 

Malgré les récents épisodes de pluie, la pression sur les réserves d’eau du département reste forte et impose le maintien des mesures de restriction instaurées le 10 août dernier. Ainsi, le comité départemental a-t-il décidé du maintien des mesures en vigueur et des états d’alerte renforcée et de crise des bassins du département.

 

 

Pour rappel, en alerte et en alerte renforcée, les usages de l’eau sont contraints : remplissage des piscines privées interdit sauf 1ʳᵉ mise en eau sous conditions, lavage des voitures interdit en dehors des stations professionnelles équipées d’un système de recyclage des eaux ou de matériel haute pression, arrosage des espaces verts interdit, irrigation agricole soumise à restrictions d’horaires, prélèvements pour les activités industrielles réduits…

En situation de crise, les seuls usages domestiques autorisés sont ceux prioritaires répondant à la santé, la salubrité publique, la sécurité civile et l’alimentation en eau potable de la population. L’irrigation agricole est quant à elle interdite, avec une adaptation permettant sous condition l’arrosage des cultures les plus sensibles au stress hydrique.

  1. Abreuvage des animaux d’élevage

L’attention du comité départemental a été appelée sur la problématique de l’abreuvage des animaux d’élevage. Les réserves d’eau naturelles s’amenuisant, un enjeu d’orientation des éleveurs vers des accès à l’eau en dehors du réseau de l’eau potable s’impose, pour ne pas créer de surtension sur l’approvisionnement.

La préfecture et la chambre d’agriculture appellent l’attention des élus locaux et des éleveurs pour les sensibiliser à l’usage prioritaire que constitue l’alimentation en eau des populations (AEP) et pour les inviter à la recherche de solutions alternatives locales, notamment le recours aux plans d’eau publics ou privés pour l’abreuvement du bétail .  Ces solutions, quand elles existent, contribuent à préserver  la ressource pour l’alimentation des populations.

  1. Mobilisation des services de l’État pour s’assurer du respect des restrictions

Les services de l’État se mobilisent pleinement pour contrôler le respect des mesures de restrictions des usages de l’eau. L’objectif est d’assurer la bonne mise en œuvre de la réglementation, porter des messages de sensibilisation et de prévention, mais aussi sanctionner des usages de l’eau interdits par l’arrêté.

Pour s’assurer du respect des restrictions imposées par l’état d’alerte renforcée et de crise, des contrôles ont été menés par les forces de l’ordre et continuent de l’être. Toute personne contrevenant aux mesures de restriction s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 1500€.

Face à une situation qui se dégrade et perdure, le préfet en appelle à la responsabilité de chacun et rappelle que l’économie d’eau doit être un souci quotidien pour l’ensemble des usagers du département. Chacun doit mettre en œuvre tout au long de l’année des mesures d’économie, par exemple limiter les arrosages des pelouses, le lavage des véhicules, privilégier les douches aux bains, remplir sa piscine avant l’été ou renoncer à la remplir, réparer les fuites d’eau même minimes… Les activités économiques doivent quant à elles s’adapter afin de réduire leurs prélèvements, pour anticiper l’intensification des sécheresses générée par le changement climatique.

 

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