Saint-Vallier – Les Gautherets : police, gendarmerie, hélicoptère, une nuit chaude

« Comme d’habitude, c’est toujours les mêmes qui foutent le bordel ».

Ce dimanche matin à Saint-Vallier, aux Gautherets, le quartier du Bey se réveille. Tout est calme. Trop calme car dans la nuit de samedi à dimanche, une bande de jeunes a semé une nouvelle fois le « bazar ».

« Ils ont commencé même sur les coups de midi à picoler, à écouter de la musique sous nos fenêtres » raconte une locataire, l’une des rares à s’exprimer. « Non, non, on ne veut rien dire, je rentre ». Ils ont peur, peur qu’un jour, une nuit, ces jeunes du quartier et même d’ailleurs, « y en a un qui vient de la Saule » précise encore notre témoin, mettent le feu à leur voiture.

« Ils nous insultent, lancent des cailloux, c’est insupportable, ça devient invivable ! »

Cette fois-ci, il y a eu des tirs de carabine à plomb. « Je pense qu’ils s’amusaient à tirer sur des bombes de peinture, ça faisait du bruit, comme des explosions » raconte un homme au bas d’un immeuble au Bey.

Avec tout ce vacarme, la police est arrivée sur les lieux, « une fois, deux fois, trois fois dans la nuit. Il y avait même la gendarmerie » assure la locataire. « Pendant un moment un hélicoptère a survolé le quartier, il dirigeait son faisceau lumineux ».

A l’une des interventions de la police, un des jeunes comme les autres d’ailleurs se sont planqués, « ils vont derrière l’immeuble, mais la police n’y va pas. Et une voiture est arrivée avec une remorque, comme une furie. La police a fait signe de s’arrêter au conducteur. La voiture a disparu en laissant derrière elle une partie du contenu de la remorque ».

« Un jour ou l’autre, les habitants vont descendre des immeubles et se mettre sur les gamins » prévient un habitant d’un pavillon. « Moi, j’ai vu de ma fenêtre cette bande de jeunes mais je ne dis plus rien, ils ont rayé ma voiture ».

Au quartier du Bey, nombreux se taisent, nombreux veulent en partir. « Y en a marre ! »

Jean Bernard

2 commentaires

  1. Le laxisme est toujours de mise . La famille est connue donc pourquoi ne pas prendre une mesure judiciaire d’éloignement. Faudrait il pour cela que la municipalité agisse.
    Les petites frappes ne sont pas inquiétés mais si par malheur un habitant du quartier venait à molester l’un d’eux il passerait directement par la case jugement et certainement prison.
    Voilà pourquoi les voyous se sentent intouchables.
    Politiques réagissez avant qu’il ne soit trop tard.

  2. BONSOIR CE N EST PAS NORMALE CE QUI CE PASSE MAIS PEUT ETRE AVEC UN PEU DE RESPECT ET DE DIALOGUE AVEC LES JEUNES CA SE PASSERAIT AUTREMENT BONNE SOIREE

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