Saint-Vallier/Génelard – Metalliance en difficulté financière

 

Que se passe-t-il chez Metalliance et ses 150 employés, implantée à Saint-Vallier et Génelard, une entreprise qui a fêté ses 100 ans en juillet 2023, désormais filiale du Groupe Gaussin et qui a signé plusieurs contrats pour un ensemble de 52 véhicules destinés au creusement de 4 chantiers de tunnels ferroviaires en Italie pour un montant de 38 M € ?

Toujours est-il que Metalliance est en procédure de sauvegarde depuis le 23 janvier 2024 par le tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône. En somme et contre toute attente, Metalliance connaît des difficultés financières alors que le carnet de commandes n’a jamais été aussi plein. « Ce n’est pas bon signe » indique un proche du dossier même si l’entreprise n’est pas en cessation des paiements.

La procédure de sauvegarde doit en conséquence faciliter la réorganisation de l’entreprise pour permettre la poursuite de l’activité économique, le maintien de l’emploi et le règlement des dettes.

Ces difficultés, espérons-le passagères, sont-elles en lien avec la maison mère, Gaussin et plus particulièrement les ateliers installés dans les anciennes infrastructures Konecranes à Saint-Vallier où sont assemblés les tracteurs électriques ATM (logistique) et APM (portuaire) suite au contrat avec Amazon, le géant du e-commerce américain, pour un total de 329 véhicules, même s’il est prévu une nouvelle usine d’assemblage aux États-Unis en 2024 ? Les premières livraisons des engins électriques ont débuté en août 2023.

Car selon nos informations, chez Gaussin à Saint-Vallier, les contrats des intérimaires ont pris fin ce qui voudrait dire, moins de travail.

Dans l’immédiat, il est difficile de joindre le directeur général de Metalliance à Saint-Vallier. Du côté de la SEMCIB, le financier économique de la communauté urbaine Creusot Montceau qui a facilité l’arrivée de Gaussin dans les ateliers ex-Konecranes,  on veut croire « que cette mesure de procédure de sauvegarde sera salutaire » indique son président, Jean-Claude Lagrange par ailleurs maire de Sanvignes et vice-président en charge de l’économie à la CUCM. « C’est peut-être le moment de mettre à plat les flux financiers entre Gaussin et Metalliance sachant que Metalliance n’a pas de problèmes d’impayés » précise-t-il.

Ceci dit, Jean-Claude Lagrange se dit quand même « déçu par ce qui se passe ».

 

Jean Bernard

4 commentaires :

  1. Il n’y a hélas que monsieur Lagrange pour être étonné,
    Mais où est donc l’argent ?
    Un carnet de commandes plein,
    Un marché sur lequel il n’y a pas grand monde.
    Une simple visite des lieux et il est aisé de voir qu’il n’y a pas eu d’investissement depuis longtemps,
    Metalliance est cotée en bourse, on se demande bien ce qu’une PME fait là..
    L’arrivée de Gaussin, avec son dirigeant megalo appâté par les aides publiques locales.
    Celles ci ont péniblement engendrées quelques intérimaires aujourd’hui sur la paille.

  2. Ceux qui racontent ça sont dans le dénie.C’est pas la bonne approche pour s’en sortir.

  3. J’ai travaillé durant 4 moi cette été au magasin en intérim ou j’ai pu me rendre compte du manque d’organisation aucune cohésion aucune procédure ou chacun fésait comme bon lui semble .
    Des pièces acheté par milliers alors que le montage n avançais pas . Des erreurs en pagaille.
    Je pense que les cadres n’étaient pas a la hauteur du projet

  4. jhon
    peux tu nous en dire plus
    s il te plais

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