Saint-Eusèbe – Parc photovoltaïque : on dirait le sud

Un terrain de près de 25 hectares et bientôt 84 000 panneaux photovoltaïques qui produiront de l’électricité grâce aux rayons du soleil. « Nous sommes à 10 mégawatts de puissance » précise Mohamed, le chef de projet qui supervise le chantier sur la commune de Saint-Eusèbe.

Un chantier qui a vu le jour au début de l’année qui aurait dû s’achever dans l’été mais qui a pris du retard en raison des conditions météos. « La mise en service se fera en septembre/octobre mais le gros du travail doit se terminer d’ici la fin du mois » ajoute le chef de chantier.

Ce parc photovoltaïque visible de la route centre à centre n’est pas à l’initiative de la commune de Saint-Eusèbe. « Nous ne sommes pas l’instigateur » prévient le maire. « Ce sont des terrains communautaires (CUCM) avec une partie qui appartient à un privé ». Et quand bien même Alain Ballot approuve la réalisation, il regrette cependant « que la commune n’en tire aucune retombée financière ».

Le permis de construire a été délivré en août 2013. Il a été signé par le maire de Saint-Eusèbe. Nous sommes en 2018. Heureusement que la Terre a toujours rendez-vous avec le soleil ! D’autres auraient lâché le morceau depuis longtemps.

C’est donc Belectric, une société allemande avec un bureau en France à Vendres (Hérault) qui est chargé de construire le parc photovoltaïque alors que l’exploitation revient à JP énergie environnement basée en Loire-Altantique, elle-même filiale de Nass située dans le Calvados. Quant aux panneaux photovoltaïques, ils sont américains et peuvent provenir des Etats-Unis, d’Espagne ou de Chine.

Donc la société JP énergie environnement loue les terrains, va produire de l’électricité laquelle va être vendue à ENEDIS dans le cadre des appels d’offres de la commission de régulation d’énergie (CRE). L’énergie que va produire la centrale de Saint-Eusèbe sera injectée directement dans le réseau électrique grâce à une ligne à haute tension de 20 000 volts qui passe à proximité. « Les 84 000 panneaux pourraient alimenter une ville comme Saint-Vallier » affirme Alain Ballot.

D’autres projets de parcs photovoltaïques sont en cours dans la région, notamment à Montchanin et à Sanvignes. Parce que des sociétés comme JP énergie environnement, sont de plus en plus à la recherche de terrains car dans le Var ou les Landes, ils se font rares désormais.

Après les champs de lavande, place aux champs de panneaux photovoltaïques, voire des champs d’éoliennes. Contrairement à d’autres énergies (fossiles et nucléaire), le soleil n’est pas sale.

Jean Bernard

5 commentaires

  1. Je suis perplexe, mais n’étant pas un technicien …..

    D’après l’ ADEME, les capteurs transformeraient entre 13 et 18% de l’énergie absorbée en électricité.
    Donc, entre 82 et 87% du rayonnement est converti en chaleur.
    Cette chaleur, il faut l’évacuer d’autant que le rendement des panneaux diminue sérieusement avec leur température (ADEME)
    Pour obtenir 10 MW d’électricité, ce serait 80 MW qui seront ventilés en chaleur dans l’atmosphère non ?
    Original, surtout si le danger identifié, c’est la montée en température de la planète, non ?

    Vous me direz avec raison, « et le rendement des autres filières ? »….

    Mais si nous acceptions que ce qui est présenté comme « performant », je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas l’ État Français mais des holding qui les exploitent ?

    Son (notre ?) rôle semble se limiter à verser des subventions et obliger EDF, c’est à dire nous, à racheter ce courant à prix d’or, d’où la taxe sur nos factures EDF…. Efficacité du lobbying, influences occultes ?

    En des millions d’années, la Nature a développé des systèmes, exemple : le rayonnement solaire est reçu par des plantes, elles absorbent le CO2, rejettent l’ O2 que nous respirons, refroidissent l’atmosphère avec l’évaporation et créent de la matière avec le C, entre autre.

    Cette matière peut dégager énormément d’énergie sous différentes formes, dont le méthane directement exploitable, le tout sans changer le bilan de l’atmosphère., non ?

    Alors, personnellement, je préférais voir se développer des surfaces naturelles optimisées et exploitées plutôt que cette couverture artificielle des terres par des zones sombres avec comme finalité le toujours plus !

    Il semblerait qu’enfin, certains états aient compris que cette artificialisation des sols et cette fuite en avant soient devenues dangereuses.

    Cordialement

  2. des champs voltaIques oui installer à st Bérain sous Sanvignes , car il n’y a pas de grands vents

  3. suite au commentaire de Vie, je suis aussi demandeur de renseignements précis sur le devenir de toute cette quantité de chaleur. Il est tellement facile de dire que c’est difficile. De nos jour, l’information est toujours partiale et surtout partielle (selon les intérêts, les enjeux ou les directives). La pseudo chasse au carbone ou au réchauffement ne va t’elle pas bientôt nous faire manger cru ou payer une taxe de cuisson. Pour conclure, merci à « vie » ou autre connaisseur de bien vouloir nous éclairer.
    D’avance merci

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