Région/Etat – Formation, faut-il être compétent pour en parler ?

Désormais quand un chômeur recherche du travail, il va devoir non seulement affiché sa ou ses formations mais surtout « vendre » ses compétences à son futur employeur. Car « aujourd’hui les entreprises ont du mal à recruter, à trouver les compétences » émet Océane Charret-Godard, vice-présidente de la Région Bourgogne – Franche-Comté en charge notamment de la formation continue lors de la rencontre territoriale économie emploi formation qui s’est tenue à l’ARC ce lundi au Creusot.

Cette rencontre, la deuxième du nom, est comme un outil pour diagnostiquer les besoins et tisser des liens entre les acteurs de la formation, des compétences et le monde économique.

L’occasion aussi d’échanger avec la Région et l’Etat et de se rendre compte qu’ils ne sont pas nécessairement sur la même longueur d’onde, notamment dans les évolutions législatives à la formation.

Certes, Dominique Fortéa-Sanz, directeur délégué de la DIRRECTE (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), sur cette nouvelle loi sur la formation _ qui mettra du temps à se mettre en place _ va permettre de choisir son avenir professionnel, sachant que d’ici 15 à 20 ans, « ce sera la population la mieux formée qui sera la mieux placée ». Une loi qui permettra aussi à toutes les entreprises d’ouvrir un centre de formation d’apprentis.

Une loi qui n’est pas tout à fait au goût de Océane Charret-Godard. La vice-présidente de la Région interroge. Comment allez-vous accompagner les entreprises à mieux recruter, je ne vois rien dans la loi ». De profiter également de l’instant pour effectuer une mise au point sur les fermetures et suppressions de postes dans les AFPA. « Pourquoi l’Etat se désengage-t-il de l’AFPA et ferme des centres ? Ce n’est pas une décision de la Région qui a pris pour 11.3 M€ sur les marchés à la formation de l’AFPA ».

Le ton reste courtois mais les remarques ne laissent pas insensible le sous-préfet d’Autun, Eric Boucourt. « Cette loi créée des inquiétudes mais surtout, une chose très positive, elle parle de compétence. Ne confondons pas les niveaux de formation et de compétente. C’est dans le travail que vous acquerrez la compétence », tout en visant nécessairement l’accès au travail.

Car, pas de travail, pas de formation pendant et pour les compétences, vous repasserez.

Jean Bernard

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