Intrigue – Le tableau, « La femme aux lilas » signé Renoir, est entre les mains d’un Montcellien. S’agit-il du vrai ?

L’histoire va vous paraître invraisemblable mais elle mérite d’être contée. Il y a une dizaine de jours, un Montcellien, amateur d’art _ il possède plusieurs toiles chez lui _, par un intermédiaire, fait l’acquisition d’une toile de maître signée Renoir.

Elle provient d’un vide maison du côté de Vichy. Celui qui l’a dénichée, même si elle est signée Renoir, ne croit absolument pas à un vrai. « Il m’a dit, c’est un faux » rapporte notre amateur d’art.

Sauf que cette toile, « La femme aux lilas », a un côté obscur car depuis au moins 1989, elle a disparu du paysage. « Personne ne sait où elle est » précise le Montcellien.

Selon ses recherches, le dernier propriétaire a été un riche new yorkais, décédé justement en 1989. Et depuis, plus rien. C’est ce qui a éveillé sa curiosité. « Personne ne peut dire aujourd’hui si le tableau que j’ai en ma possession est un faux ou un vrai » dit-il. « Et même s’il est l’oeuvre d’un faussaire, alors c’est un très bon faussaire » ajoute-t-il.

Aujourd’hui, une toile signée Renoir, « La femme aux lilas » est à Montceau-les-Mines.

Ce tableau est une intrigue

D’un autre côté, il est possible d’acheter sur internet la même peinture, une reproduction sur toile qui date des années 1960 au format non encadré de 58 x 46.5.

Celle de notre amateur d’art est d’un format identique (inscription au dos). « Evidemment, il faudrait connaître le format exact du vrai tableau mais on ne trouve pas grand-chose dans les archives. La femme aux lilas n’a jamais appartenu à un musée » indique-t-il. Tout au plus, savons-nous qu’elle a été exposée en 1913 à la galerie Bernheim à Paris.

Vrai, faux, faux vrai, ce tableau intrigue notre Montcellien. « Je n’ai jamais rien vu de tel » lâche-t-il après l’avoir observé sous toutes les coutures. « La probabilité que la toile soit le véritable tableau d’Auguste Renoir est très faible. En revanche, si elle est vraie, alors c’est énorme. Je préfère garder les pieds sur terre et juste me dire que c’est une copie ».

Pour en avoir le coeur net, il pourrait la faire expertiser. Une expertise, ça coûte un bras alors avant d’en arriver-là, il veut pousser encore un peu plus loin ses recherches.

Un faux, même de très grande qualité, est estimé à 200 €/400 €. Le vrai « La femme aux lilas » pourrait atteindre des millions d’euros.

En attendant, l’histoire de ce tableau d’Auguste Renoir fait rêver, même à Montceau-les-Mines. « La femme aux lilas » reste une intrigue.

Jean Bernard

Auguste Renoir, peintre français né le 25 février 1841 à Limoges, mort le 3 décembre 1919 à Cagnes-sur-Mer.

6 commentaires :

  1. Un renoir dans un vide grenier, j’ai des doutes quand même, même si la toile parait vieille ça doit être une copie.
    La vraie doit sûrement être dans un musée

    • Étonnamment je suis possession du même tableau. Au dos il y a une étiquette indiquant qu’il vient de la collection de Mrs Charles
      Pays on, Long Islande, New York. C’est une huile sur canevas
      ,datée de 1877. Je ne sais pas si c’est une copie ou non et je ne sais pas à qui m’adresser

      • Bonjour,
        Je détient le même tableau aussi avec sur le dos une étiquette collection de Mrs Charles
        Pays on, Long Islande, New York. C’est une huile sur canevas.

  2. Ça fait rêver en tout cas et c’est quand même une belle histoire.
    A quand les visites de tf1, BFM etc

  3. J’ai le même 45×55. Il était dans un grenier dans une région où revoir à séjourné. Il a pu être donné en échange d’un travail d’artisan du coin.

  4. J ai le même aussi avec des inscriptions

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