Chasseurs – L’ACBM entre projet de centre de formation et régulation des sangliers

A l’assemblée générale de l’association des chasseurs du bassin minier (ACBM), l’un des principaux sujets de la soirée concernait un projet particulièrement attendu, la construction du futur centre départemental de formation au Magny, sur un terrain de 11 hectares situé entre la salle des fêtes et les Jardins du Cœur.

Annoncé il y a tout juste un an, ce projet était alors soutenu par la municipalité de Montceau-les-Mines et son maire de l’époque, Marie-Claude Jarrot, remplacée en mars dernier par Isabelle Louis.

« Nous avons présenté notre projet au nouveau maire », indique le président de l’ACBM, Alain-Philippe Bruliard. « Si tout se déroule comme prévu, le permis de construire pourrait être signé d’ici la fin de l’année ». Les travaux débuteraient dans la foulée et « le centre départemental de formation pourrait ouvrir ses portes fin 2027 ou début 2028. Tous les feux sont au vert ».

Au-delà de ce dossier majeur pour les chasseurs du bassin minier, dont l’association compte 44 adhérents, l’ACBM attend toujours une décision de la Communauté urbaine Creusot Montceau (CUCM) concernant l’autorisation de chasser dans certaines friches, notamment le long de la RCEA, afin de réguler les populations de sangliers.

« Nous avons besoin d’une autorisation », rappelle le président. Pour l’heure, celle-ci se fait toujours attendre.

Les enjeux sont importants. Sur la saison 2025-2026, 14 306 prélèvements de sangliers avaient été attribués aux chasseurs de Saône-et-Loire. « Nous en avons réalisé 11 527 », précise Alain-Philippe Bruliard. Sur le secteur de l’ACBM, 34 sangliers ont été prélevés. « Et pourtant, ils sont toujours bien présents », constate-t-il.

Une présence qui n’est pas sans conséquences. Les dégâts causés par les sangliers continuent de peser lourdement sur le monde cynégétique. « Pour les 1 400 associations de chasse du département, cela représente un coût de 800 000 euros, sans aucune aide de l’État », souligne le président.

Concernant le chevreuil, 10 787 prélèvements avaient été autorisés en Saône-et-Loire pour la saison écoulée. Au final, 9 371 animaux ont été prélevés.

Enfin, l’ACBM se réjouit d’une progression de ses effectifs avec l’arrivée de sept nouveaux chasseurs. « Notre association est bien vivante », se félicite Alain-Philippe Bruliard. « C’est l’amitié qui nous unit et qui permet de faire perdurer notre passion ».

Le président a ainsi dressé le bilan d’une année marquée à la fois par des projets structurants et par les défis quotidiens de la gestion de la faune sauvage.

J.B.

 

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