Blanzy – Le maire, les habitants et les petits combats du quotidien

Il n’avait rien préparé de particulier. Ni discours solennel, ni grand projet à dévoiler. Pour son premier rendez-vous de quartier, le maire de Blanzy, Cyrille Politi, avait simplement choisi de venir écouter.

Au musée de la Mine, accompagné de plusieurs membres de son équipe et du directeur des services techniques, l’édile s’est présenté avec une ambition modeste, « je suis venu avec une partie de mon équipe et le directeur des services techniques pour être à l’écoute des habitants, vous entendre sur vos problèmes de proximité ».

Il ne sera pas déçu. Bien au contraire.

« Mais j’aime ça », glissera t-il plus tard avec un sourire.

Dans la salle, les habitants ont parlé sans détour. Les grands sujets que sont l’emploi, le développement économique ou les investissements municipaux sont restés à la porte. Ce soir-là, il était question du quotidien. De ces petits irritants qui finissent par peser lourd lorsqu’ils s’accumulent et que personne ne semble leur apporter de réponse.

Ainsi ce panneau de limitation à 30 km/h, rue du Bois Clair, qui mène sa propre existence. Tantôt à droite, tantôt à gauche, parfois même dans la haie. « Il est tout cassé », constate un riverain.

L’affaire relève de la CUCM. Elle devra intervenir.

Rue de Lorraine, c’est le panneau « Stop » qui cristallise les mécontentements. « Il y a des arbustes. Pour voir arriver les voitures, il faut avancer d’au moins deux mètres. Ce problème a été signalé il y a dix ou quinze ans ! »

Le message est noté. Il sera transmis à la police municipale.

Puis revient un refrain bien connu des réunions publiques, la vitesse.

Aux abords du musée de la Mine, dans la descente vers le barrage de la Sorme ou ailleurs dans Blanzy, les automobilistes pressés alimentent les conversations. « Il y en a qui font la course », assure un habitant.

Un élu acquiesce dans un parler bien local, « dans les rues, ça taboule ! »

Après la vitesse viennent les déchets. « C’est un vrai problème », reconnaît Cyrille Politi.

Et les témoignages affluent aussitôt. « Moi, je pars tôt au travail. A trois heures du matin, j’ai vu une entreprise déverser des déchets. J’ai voulu filmer pour relever la plaque du véhicule. J’ai été menacé ».

La salle s’anime.

« Il faut verbaliser ! »

Le maire soupire presque. « Oui, mais encore faut-il les prendre sur le fait… « 

Il est aussi question des arbres qui grandissent sans relâche, de branches qui cassent et inquiètent les riverains. Des dos d’âne également, ces ouvrages parfois contestés, parfois réclamés, souvent jugés efficaces pour ralentir les conducteurs.

Faut-il les supprimer ? Les raboter ? Les conserver ? Les avis divergent, comme toujours.

Au fil des échanges, une évidence s’impose, chacun est venu avec ses préoccupations, ses contrariétés, ses attentes. Chacun espère une solution. Mais la réponse n’est pas toujours du ressort de la commune.

« Finalement, peu de choses relèvent directement de la ville de Blanzy », observe le directeur des services techniques. « La plupart des dossiers concernent la CUCM ».

La réunion touche à sa fin.

Les problèmes, eux, poursuivent leur route.

Et l’on se dit déjà qu’il faudra bien en reparler.

 

J.B.

Les prochaines dates et lieux des réunions (18h30)

 

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