Patrimoine minier – Le lavoir des Chavannes, un monument à sauver

Il faut sauver le soldat Ryan, un film à succès. Et pourquoi ne pas imaginer Steven Speilberg s’imprégner le l’histoire du lavoir des Chavannes et réaliser Il faut sauver le lavoir des Chavannes. Pour jouer Tom Hanks et sa troupe de soldats américains, le casting est déjà tout trouvé : Jean-François Gagne et les membres de l’association (elle verra le jour le 26 juin prochain) Les amis de la sauvegarde du Lavoir. 

Un rêve ? Le film, sans doute. Sauver le lavoir, cette emblématique « cathédrale » industrielle, on ose y croire. Il faut même le penser très fort. Impossible n’est pas montcellien même si le « sauvetage » du lavoir va bien au-delà du Bassin minier.

Pour Marie-Claude Jarrot, maire de Montceau-les-Mines, « le lavoir des Chavannes est notre Tour Eiffel ».

Aujourd’hui, il est la propriété de l’Etat. Il est à l’abandon et régulièrement fait l’objet de vandalisme. Alors avant qu’il n’arrive un accident, « notre objectif est de mettre en sécurité les lieux » affirme Jean-François Gagne. Car il estime, lui et sa dizaine de potes, tous ont travaillé au milieu de ces installations destinées à laver le charbon (sauf un), le danger est bien réel.

Alors pénétrer dans les entrailles de cet immense lavoir construit à partir de 1923, n’arrive pas tous les jours. Sept ans ont été nécessaires pour imaginer, fabriquer, assembler des milliers et des milliers de pièces d’après les plans des ingénieurs du cabinet Considère, Pelnard, Caquet et Cie. Ils ont dû bien délirer sur les planches à dessin.

Inutile de fermer les yeux pour imaginer l’activité du lavoir. Au contraire, on les ouvre en grand, très grand. L’histoire, même muette vous parle. La voix de Jean-François, gagne vos tripes. Ici, le charbon était trié par des femmes et des enfants. Nous sommes en 1930.

Là-haut, sur la dernière plateforme haute de 35 mètres, Montceau-les-Mines se découvre. A l’intérieur, toute cette ferraille d’os rouillée murmure silencieusement. Des tonnes d’acier, de béton, de charbon, d’eau, de glace pendant les hivers et cette sueur qui dégouline et creuse un sillon grisâtre sur ces gueules noires… Ces images défilent devant vous. Ils sont là.

Jean-François et les autres, parfois, se taisent. L’oeil hagard ou le regard dans le vague, ils se souviennent. Leur association, Les amis de la sauvegarde du Lavoir, veut le faire revivre. « Il ne doit pas disparaître du paysage du Bassin minier » disent-ils.

Les jeunes d’une école de commerce de Saint-Etienne qui le visitent sont subjugués (lire par ailleurs). Impressionnés, impressionnant. Délirant même.

Il faut sauver le lavoir des Chavannes.

Jean Bernard

10 commentaires

  1. Excusez moi mais je préférerais que les ressources disponibles soient affectés à sauver les services d’urgence, les hôpitaux……

    • @curieux, geogeo hors sujet
      @jean-bernard: joli article,et belles photos! Cela fait plaisir à voir.
      @apolitique, l’histoire est aussi importante que le présent qui construit notre futur,il me semble dommage et non dommageable de ne pas le concevoir.

      • Carrie, pour bcp d’entres nous sont issus du monde de la mine et sont attachés à la mémoire de ce passé ! Là n’est pas la question!
        En revanche, je connais pas mal de mineurs qui ne sont pas favorable à ce projet ! D’ailleurs, celui-ci ne pourrait avoir lieu sans la concertation des habitants du bassin minier !
        Au delà du coût monstrueux que représenterait la rénovation d’un tel bâtiment, il faut se poser la question de l’amortissement ! C’est pas avec les 4 pèlerins qui passent chaque jour…..
        Nous avons déjà un très beau musée ! Dommage que les puits aient été inondé car proposer des descentes auraient pu être très attrayant.
        Alors oui, il y a des urgences bcp plus importantes actuellement: Santé, travail, désertification…
        Les élus aiment bien marquer leur passage par un « chef d’œuvre »! Cela flatte leurs égos! Personne n’est éternel et j’ai pas envie que les générations à venir payent le surendettement dû à un projet complètement fou.
        En revanche, il est tant de prendre des décisions parce que ce lieu est de plus en plus à risques.

  2. Et si on vivait dans le présent, et pour l’avenir ?

    • Si vous connaissiez le coût de remise en état avec les 2 options chiffrées il y a 2 ou 3 ans avec l’amiante présente, je crois que vous arrêterez de manifestez pour cette remise en état….
      Même démolir une parie et conserver un minum comme un petit musée, moins cher..
      mais quand même l’amiante on est obligé de l’enlever etc… Quand j’ai vu il y a quelques temps des élus dire qu’il faut faire des travaux j’étais affolé de leurs irresponsabilités.. Sauf si l’état prend en compte seul le financement… Je préfère comme lu da’s u’ commentaire que l’on mette un peu d’argent dans l’hôpital et le manque de personnel qui serait une goutte d’eau comparé à ici… Même si ce n’est pas du tout la même ligne budgétaire… Mais ce serait plus crédible.

  3. Vouloir faire vivre est tout à fait honorable mais il me semble plus judicieux de se tourner vers l’avenir! Il y a tant d’autres priorités….

  4. alors il faut aussi arreter de « nourrir » les anciens presidents de la republique qui ne servent a RIEN

  5. Je peux comprendre que pour les anciens le lavoir des Chavannes représente quelque chose , un vestige de leurs passé . Mais il y a tellement à faire à Montceau que je me demande s’il ne serait pas plus judicieux de mettre l’argent de l’entretien du lavoir à la rénovation des maisons minières !!! Oh je sais celle ci appartiennent à une société privée mais que c’est triste de voir toutes ces maisons de mineures à l’abandon . C’est un vestige , une mémoire de nos mineurs , mes grands pères étaient mineurs !!! J’ai vu un documentaire sur le patrimoine minier du nord ( maisons ) à la télévision , et, là respect les maisons étaient toutes entretenues , rénovées et louées !!! Pourquoi ne peut on pas faire de même à Montceau ?

  6. C’est pas faux !!!

  7. en admettant qu’il soit remis en état . On en fait quoi ? à quoi ça sert ? qui paie l’entretien ?

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