Montceau – Une longue attente et un coup de feu, un drame horrifiant

Mourir à 22 ans de sa propre volonté, dans une chambre d’hôtel à Montceau-les-Mines, non loin du domicile des parents, a été pour ce jeune militaire de Saint-Laurent-d’Andenay, son souhait de fermer une parenthèse.

Comprendre ce geste désespéré est bien là toute la difficulté. Sapeur-pompier volontaire à Montchanin, engagé dans l’armée de terre en Allemagne, il venait de passer ses vacances avant justement le rejoindre son régiment.

L’armée, il ne voulait plus y retourner. Deux jours qu’il manquait à l’appel. Alors il est arrivé dans cet hôtel avenue des Alouettes, a laissé son véhicule sur le parking et mardi, vers 11h, il menace de mettre le feu à l’établissement. Les sapeurs-pompiers arrivent  mais l’homme est armé.

Je jeune homme est retranché dans sa chambre avec une arme au premier étage. L’affaire prend alors une toute autre tournure. Police, gendarmerie, pompiers, Samu sont sur les lieux. Le personnel et les clients sont évacués et il fait appel au RAID de Lyon (Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion), cette unité d’intervention de la police Nationale. Ces hommes rompus aux situations extrêmes sont arrivés par hélicoptère, l’appareil s’est posé au stade des Alouettes, ils sont acheminés dans des véhicules de la police jusqu’à l’hôtel Ibis. Il est 12h30.

Auparavant, le véhicule du forcené, garé devant les fenêtres du rez-de-chaussée de l’établissement hôtelier est dépollué, c’est-à-dire fouillé à la recherche d’armes éventuelles ou explosif.

A 13h10, les hommes du RAID pénètrent dans l’hôtel. Commence alors une longue attente. Le négociateur de l’unité spécialisée entre en contact avec l’homme retranché par SMS. Il lui demande à se parler de vive voix. Il accepte.

A 15h33, pompiers et l’équipe du Samu s’avancent vers l’entrée de l’hôtel. A 15h38, les urgentistes entrent dans l’établissement.

Peu de temps avant, l’homme retranché dans la chambre, échange avec le négociateur. « Je suis un bon garçon, j’ai toujours obéi à mes parents ». Le policier du RAID lui propose alors de jeter son arme par la fenêtre et ‘tout va bien se passer » lui dit-il. Il est sur le point d’obtempérer quand un coup de feu retenti. C’est fini. Le jeune homme s’est donné la mort.

A l’extérieur, personne ne parle. Les hommes du RAID ressortent avec leur matériel.

Tout le monde prend conscience du drame qui vient de se jouer. Un homme de 22 ans s’est suicidé. L’espoir est le dernier à mourir. Sans doute n’y avait-il plus d’espoir. Un proverbe dit : Les mots doivent mourir et l’homme vivre.

Jean Bernard

5 commentaires :

  1. J’espère que l’enquête sera faite comme elle doit être faite !….Un jeune homme qui en arrive là pour ne plus être obliger de rentrer à sa caserne n’est pas du tout normal: il a du bien morfler pour prendre cette horrible décision! Mes condoléance à sa famille! En espérant un enquête rondement et honnêtement menée !…..

  2. Annie…… je pense comme vous et espère que l’enquête sera correcte sans non dits. J’appelle cela l’horreur. Sincères condoléances et surtout beaucoup de courage à cette famille et à ses amis (ies)

  3. Une pensée émue aux parents qui vont éternellement pleurer devant la photo de leur fils…

  4. courage condoléances sinceres a ses parents a ses amis /es et toute sa famille.il faudra tellement de temps pour que leur douleur s estompe si on peut dire ceci pour la perte cruelle de son enfant.je sais bien que les mots ne feront rien mais j ai une pensée pour vous et pour votre fils.

  5. Que c’est triste mourir à 20 ans
    Condoléances

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