Chercher un emploi, puis en trouver un, n’a rien d’un long fleuve tranquille. Ce qui peut paraître parfois compliqué, voire insurmontable, suffit à décourager plus d’un candidat.
A Montceau-les-Mines, l’association « Place à l’action », déjà connue pour ses forums de l’emploi inversé, organise tous les deux mois un petit-déjeuner des candidats au centre social du Trait d’Union.
Ici, pas de recruteurs. Seulement des hommes et des femmes venus parler librement, sans jugement. L’ambiance rappelle le comptoir d’un café, croissants et chouquettes en guise de décor. Chacun raconte son parcours. Autour de Sabrina Barat, présidente de l’association, entourée de membres d’APOR-Formation et de trois élus montcelliens, dont Solange Capber, adjointe à la culture pour tous, à la communication et à la démocratie participative, on cherche avant tout des solutions, « voir comment on peut vous aider ».
L’un est électricien de formation et entame une reconversion. Il veut devenir mécanicien automobile et cherche stages et formation. « Il faut aller chez Peugeot à Montceau », lui conseille Allel Sadk, conseiller municipal nouvellement élu.
Un autre rêve de devenir coiffeur. Patricia, 52 ans, ancienne ATSEM, cherche désormais dans la petite enfance ou auprès des personnes âgées. « Je suis prête à passer le diplôme », explique-t-elle. On l’invite toutefois à s’informer sur les débouchés : le secteur recrute-t-il vraiment ?
Solange Capber lui répond sans détour, « la ville de Montceau n’embauche pas d’ATSEM ».
Omar, lui aussi en reconversion, souhaite suivre une formation à l’AFPA en restauration collective. A côté de lui, un ancien du bâtiment veut devenir soudeur. « Va plutôt dans le sud, pour les bateaux, on y gagne mieux sa vie », lui glisse Allel Sadk, qui lui suggère aussi de contacter Framatome, où l’on forme encore des soudeurs.
Vient ensuite le tour de deux candidats confrontés à des problèmes de santé _ cervicales, dos _ et freinés par leur handicap. « J’espère être pris à la communauté urbaine Creusot Montceau », dit l’un d’eux. Allel Sadk tempère, « je ne veux pas te casser le moral, mais avec 50, voire 80 % de handicap, ils ne prennent jamais à la CUCM ».
Malgré tout, les candidats quittent le Trait d’Union avec une motivation intacte. Trois d’entre eux devaient, l’après-midi même, se présenter chez un employeur. A eux désormais de mettre en avant leurs points forts, de prendre confiance et, avant même le CV, de faire valoir leur savoir-être.
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J.B.
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