Montceau – Les Galeries : la mauvaise nouvelle…

Voilà des mois que l’épée de Damoclès n’attendait qu’à s’abattre sur l’enseigne Ludivine Passion au rez-de-chaussée des Galeries, rue Carnot à Montceau-les-Mines.

Cette fois-ci, le doute n’est plus permis, la passion n’a pas survécu, elle est même retombée brutalement en cette fin février 2019 comme en atteste le courrier ci-dessous adressé à Elisabeth, l’employée:

Cet extrait de lettre émane de la direction parisienne dont le PDG est Xiaomin Xu.

Déjà en juin dernier, Ludivine Passion Montceau se déclarait en cessation d’activité et finalement reprenait le flambeau. Epoque à laquelle le bail s’achevait avec l’ancien propriétaire des Galeries, Monsieur Rustre.

« Nous étions tombés d’accord sur le nouveau bail avec notamment un loyer divisé par deux » explique Nathalie Nugues, la nouvelle propriétaire des Galeries, « mais il (le patron de l’enseigne) n’a pas signé, il pinaillait sur tout ».

« Les loyers étaient payés mais le bail n’était toujours pas signé » confirme l’employée, Elisabeth. « Mais cette fois-ci, Me Nugues et mon patron ne veulent pas signer le nouveau bail, alors la boutique ferme » ajoute-t-elle dépitée.

Chez Ludivine Passion, les péripéties s’accumulent. Fin janvier 2019, il fait tellement froid dans le hall des Galeries que les employées de Ludivine Passion et Claire’s accessories exercent leur droit de retrait. L’inspection du travail rappelle alors à chacune des parties, patrons et propriétaires, ses obligations. Le rideau de chauffe est réparé.

Le 21 février 2019, « date à laquelle je devais reprendre mon poste », Elisabeth découvre un document de Madame Nugues, « comme quoi nous n’avons rien à faire ici, le bail n’est pas signé ». Elisabeth et Manon (la seconde employée à 11h par semaine) rentrent à la maison. Arrêt de travail justifié mais payé.

Et aujourd’hui (hier, mardi 26 février 2019), arrive le courrier de la direction parisienne. Le coup de grâce.

A Manon et Elisabeth, trois postes (les mêmes) sont proposés, à Montauban (169 heures), à Dijon (130 heures) et Orléans (44 heures). Elles ont sept jours pour réfléchir aux propositions. « Ces propositions ne me conviennent pas » prévient Elisabeth. « Pour retrouver les mêmes conditions, je devrais aller à Montauban ! » Manon, elle, est perplexe.

« De toute manière, sans bail, un jour ou l’autre on aurait trouvé un autre commerçant à notre place ou un huissier » affirme la plus ancienne des employées. « Je suis dégoûté du commerce ». Elisabeth en a gros sur le coeur.

Jean Bernard

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