Montceau – Le cri de Golmus, les doigts dans l’argile

Le dossier de presse nous dit : « Le Cri, pièce d’Elie Briceno, relate les années d’enfermement de l’artiste [Camille Claudel], années de ressassement, comme on malaxe la terre, encore et encore. Portée par une comédienne exceptionnelle, Muriel Kammerer, la pièce traduit tout le désespoir, mais aussi toute l’énergie d’une femme que le monde a décidé d’oublier. »

C’est une Camille Claudel en ayant fini avec la sculpture, enfermée contre son gré, abandonnée seule avec sa souffrance, avec sa colère qui tiendra trois décennies, seule avec des ficelles à user comme autant de liens la rattachant à la vie mais qui en fait la rongent et la lient plus encore : sa passion folle pour Rodin, son amour pour son frère Paul, poète, écrivain, diplomate et académicien, ces acides qui rongent sa mémoire, son esprit. Et tout son être qui continue inconsciemment de sculpter, de pétrir, de créer.

Ce personnage, cette femme extraordinaire, cet univers d’enfermement ramènent à un buste de Rodin : Le Cri, conçu pour s’insérer dans le linteau de la Porte de l’Enfer et dont René Char disait « Les yeux seuls sont encore capables de pousser un cri. » 

Le Cri, la pièce d’Elie Briceno est à découvrir et à ressentir par la compagnie Golmus.

Une première représentation, privée, aura lieu vendredi 1er juin au local Golmus (sur invitation). Mais c’est pour mieux préparer la suite et mettre l’eau à la bouche.

Gilles DESNOIX

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