Montceau – Eolane : bras de fer juridique

Me Calvayrac David contre Me Blindauer Ralph ; Eolane versus son personnel.

David contre Goliath ? C’est ce que pensent les salariés mobilisés, remontés à bloc. Mais Goliath, pour eux, c’est Ralph.

Ralph aidé, soutenu par 60% des salariés. Tout ceci c’est Alain SCHLEICH, le syndicaliste qui mène le combat, qui le dit lors d’une conférence de presse à la salle du Bois du Verne, avant qu’une trentaine de salariés viennent entendre ce que Ralph Blindauer va présenter contre les conclusions de la défense d’Eolane.

Un conflit social de ce type c’est forcément une asymétrie totale. Eolane invoque son bon droit et la mauvaise foi des représentants des salariés. Ces derniers hurlent à la malveillance, à la fourberie et au détournement des textes, aux mesures dilatoires, voire même à l’intimidation.

Pour résumer Eolane dit avoir tout fait dans le respect des textes, avoir proposé des solutions, un plan, des mesures, etc. et qu’en conséquence il ne se passe rien sur le site de Montceau. Bien, dont acte.

Pour les salariés et leurs représentants c’est un tout autre son de cloche.

  • aucune des règles n’a été respectée puisque la première réunion, la mère des réunions, celle qui enclenche le processus, n’a pas été convoquée dans les normes puisque les texte à débattre n’ont pas été fournis auparavant. L’inspectrice du travail présente lors de cette réunion l’a déclarée illégale, le patron d’Eolane a reconnu sur le moment qu’effectivement elle était à refaire. Bilan tout a continué sans tenir compte de l’illégalité première.

  • Un principe de droit rappelle que ce qui est illégal dès le début l’est jusqu’à la fin et que de la sorte aucun des délais légaux pour la nomination d’experts, la remise d’audits, etc. ne peuvent être pris en compte par le juge pour débouter les salariés.

Car il semble que l’affaire en est là. Atteintes délibérées à la liberté d’exercice du droit d’audit par le salariés, détournement des procédures concernant le CHSCT, etc.

Les salariés vont attaquer sur 3 plans :

  • Sur la forme : sur le respect des obligations de droit, des dispositions réelles de consultation des salariés

  • Souffrance au travail : aucun terme n’est fixé à l’exercice de l’entreprise dont la direction a dit qu’elle allait fermer d’ici 2020 le site de Montceau

  • Action pernicieuse et déloyale de la direction générale auprès des clients en leur annonçant, bien en amont de la proposition d’un plan approuvé, la fermeture du site de Montceau. D’où retraits de comptes et de matériels prématurés et assèchement du carnet de commandes.

Après la conférence de presse d’Alain SCHLEICH, ce dernier va présenter l’ensemble du dossier de défense aux salariés.

Rendez vous le 24 juillet au tribunal à Chalon-sur-Saône… 

Gilles DESNOIX

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