Montceau – De vraies histoires de femme, de vraies émotions

En fermant les yeux, on aurait pu se croire confortablement installé dans un fauteuil à écouter une émission de France Culture. Mais ce vendredi soir à l’auditorium des ADJ à Montceau-les-Mines, pas de fauteuils confortables et encore moins le logo de France Culture sur les micros.

Et pourtant, tout le laissait croire. Une voix off d’un côté, les voix de ces femmes ordinairement extraordinaires de l’autre et des musiciens en live sur la scène. Et une salle plongée dans la pénombre, prête à s’immerger dans ce nouveau concept de documentaire sonore signé Maëlle Ghulam Nabi.

Les voix de Céline, Zineb et Sabrina ont transporté le public dans une profonde introspection de soi. Leurs paroles, leurs histoires de femme, sont également les nôtres. Chacune d’elles a fait soudainement ressortir du bois des pensées enfouies au plus profond de nous, des passages de notre vie cachés ou oubliés.

Céline, Zineb et Sabrina ont parlé à coeur ouvert, sans se soucier que ce vendredi soir, un public écouterait. Qui sont elles ces femmes anonymes, ordinaires, captivantes et sincères ? Professeur des écoles, assistante d’éducation, en formation restauration collective à l’époque des enregistrements en octobre et novembre 2020.

Sans le savoir, sans même en connaître la portée, ces femmes se sont dévoilées et asséné des vérités qu’au jour le jour, elles-mêmes ne remarquent pas ou plus mais dont elles sont conscientes quand elles découvrent à quel point « je te conseille de ne pas oublier la puissance qui est en toi » ou « qu’une femme est belle parce qu’elle suscite mon intérêt ».

La femme a beau être l’avenir de l’homme, elle n’est reste pas moins femme avec toute la condescendance que l’homme lui porte, pas toujours hélas. Alors être une femme, « c’est avoir des supers pouvoirs », se dire également que « la féminité est un état d’esprit », que « les femmes ont une fureur polie ».

La femme est libre quand son cerveau est libre, « un cerveau qui rêve quand les émotions submergent tout ».

Et submergé, le public l’a été.

Jean Bernard

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