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Allaient-ils oser ? Ils l’ont fait.
Car derrière le spectacle éclatant offert samedi soir à l’Embarcadère, So British – Volume 2 (lire par ailleurs), se cache un profond malaise qui traverse actuellement le conservatoire à rayonnement communal de Montceau-les-Mines.
En effet, la nouvelle municipalité a décidé de ne pas renouveler le contrat de quatre professeurs du conservatoire, une décision qui suscite de vives inquiétudes et nourrit les tensions autour de l’avenir de l’établissement.
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Comme le veut la tradition, à l’issue du spectacle, artistes, musiciens et même sportifs viennent saluer le public et remercier leurs soutiens. Mais samedi soir, les remerciements ont pris une dimension particulière.
Antoine Ruscher ne pouvait pas passer sous silence la situation que vivent certains membres de l’équipe. « Parmi nous, certaines personnes traversent une période professionnelle particulièrement compliquée. Si nous pouvons mener à bien des projets comme celui-ci, c’est parce que des femmes et des hommes s’investissent sans compter et continuent à le faire malgré les incertitudes qui pèsent sur leur avenir ».
Un hommage appuyé à ceux qui auraient pu se décourager. « Honnêtement, ils auraient pu lever le pied, et je ne leur en aurais pas voulu. Pourtant, ils ont continué à s’engager pleinement ».
Avant de citer nommément deux figures essentielles du projet, « un immense merci à Carole Cantat, la chorégraphe, et à Vincent Dumangin, directeur musical ».
Les remerciements se sont ensuite élargis, « Nous avons également une pensée pour Pascale Martinez, directrice du pôle culture et du conservatoire, absente ce soir, ainsi que pour toute l’équipe du conservatoire qui nous soutient ».
Puis pour l’équipe de l’Embarcadère.
Un détail n’a cependant échappé à personne dans la salle.
Assise au milieu de la salle, Solange Capber, nouvelle adjointe à la culture, a assisté à cette longue séquence d’hommages. Son nom, lui, n’a jamais été prononcé.
Un oubli ? Chacun en jugera.
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J.B.

