Montceau – Cantines scolaires, la qualité revient au goût du jour

Que mangent les enfants le midi à la cantine scolaire à Montceau-les-Mines ? D’où viennent les plats et, question primordiale, est-ce bon ?

Exemple à l’école élémentaire Louis Aragon et la maternelle Elsa Triolet à la Saule et une cantine unique pour les deux établissements situés côte à côte.

Suite à un marché public pour six communes, piloté cette fois-ci par Le Creusot, la Sogérès a été retenue pour fournir les plats aux cantines. « La cuisine centrale est situé du côté de Chalon-sur-Saône et prépare environ 10 000 repas par jour d’école » explique Emilie Canaple, diététicienne à la Sogérès, présente à la Saule dans le cadre de la semaine du goût. Elle anime notamment des ateliers pour les enfants autour des épices.

Les plats préparés et refroidis la veille sont acheminés le matin à chaque cantine. A l’heure du repas, deux agents municipaux en l’occurrence à la Saule, réchauffent les plats, « elles font les préparations terminales » ajoute la diététicienne.

Cette année, le cahier des charges stipulait davantage de bio, « nous sommes à 40% de bio et nous privilégions les produits locaux », souligne quant à elle, Laetitia Legard, directrice de la cuisine centrale Sogérès.

Dans l’assiette chaque jour d’école, deux possibilités, un menu standart avec viande ou poisson et un menu végétarien et en moyenne entre 80 à 85 enfants à table.

Le haricot vert, un véritable dilemme pour les enfants

Le plus frappant dans cette cantine installée à Louis Aragon, avant même de lever la fourchette, c’est cette impression de calme, tous les bruits sont comme adoucis, voire neutralisés. « Tout a été pensé dans ce sens quand nous avons rénové les lieux » rapporte Marie-Thérèse Frizot, adjointe à l’éducation. Insonorisation, sol et dessus de table antibruit et des élèves particulièrement sages aussi.

Et alors, la cuisine Sogérès, c’est bon ? A voir les assiettes vides après l’entrée (oeuf pour le végétarien et rillette de colin et sardine en standart), la réponse est oui. La saucisse de Francfort est égale à elle-même, les haricots verts, croquants _ comme au resto _ ou du boulgour sont cependant diversement appréciés.

Pourquoi tu ne manges pas les haricots ? « Je n’aime pas ça ».

Et chez toi, tu en manges ? « Oui, maman m’oblige à les manger ».

Equilibré, varié, « nous proposons parfois du pot au feu » précise Laetitia Legard, la nourriture d’aujourd’hui est davantage appétissante qu’il fut un temps. Quant au goût des enfants, il est et restera toujours une question d’éducation gustative.

Dernier point à noter, le coût d’un repas. Il est de 2.92 € avec la possibilité d’une prise charge entre 70 et 95% par le CCAS.

Jean Bernard

LES APPROVISIONNEMENTS

Sont à 60% des produits locaux dans un rayon de 200 km. Le boeuf est charolais, la volaille de Louhans, les oeufs de Sanvignes, le laitage de la Laitière de Bourgogne (à côté de Beaune), les fromages de chez Girard à Torcy et Chevenet à Urigny, les légumes et fruits d’un grossiste chalonnais, les légumes bio de Mona Lisa, une coopérative à côté de Dijon, le pain de la boulangerie Jaillet à Montceau. 

 

 

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