Montceau – Au Prado, « il faut minimiser les faits » dénonce la CGT

Derrière les murs, tout semble en ordre. Or d’après les représentants de la CGT, tant sur le travail que le regard que porte la direction sur les jeunes placés par le juge des enfants, ce serait plutôt le désordre.

Du pôle éducatif ouest Bourgogne qui comprend le centre éducatif spécialisé Bellevue-Montferroux à Montceau-les-Mines et celui du Méplier à Blanzy, le moins on en parle… le moins on en parle.

Difficile de rencontrer des responsables, ils sont en vacances, notamment le responsable montcellien, Alain Fritsch ou encore de parler du directeur général Abderrazzar Izzar sur le point d’y être.

Nous voulions évoquer avec eux des problèmes soulevés par la CGT, en particulier des conditions de travail, de la prise en charge des enfants… ou encore du salarié convoqué par sa direction. Nous aurons pour toute réponse, celle-ci:

Sur le principe , le PRADO Bourgogne  ne communique pas sur des faits liés à la relation contractuelle entre un salarié et l’employeur .

Nous avons eu connaissance par des salariés de faits graves “sanctionnables” , dans le cadre de nos responsabilités de direction, nous avons traité conformément au droit du travail .”

Valérie LIODENOT        

Attachée de Direction Ressources Humaines

Déjà, pour commencer, un salarié a été balancé par d’autres salariés, « sous la pression de la direction » ne manque pas de préciser Mansour Bariza, la secrétaire CGT au Prado Montceau. Sur les enfants en revanche, rien.

Le syndicat CGT  a créé une section au Prado en avril 2017, a mené une action aux prud’hommes pour faire valoir ses droits contractuels et qui depuis dénonce les jours fériés pas récupérés, le manque de repos, les horaires de nuit non payés, le stress au travail engendré par des situations incroyables « des faits qu’il faut surtout minimiser » assurent les cégétistes.

Alors ils énumèrent: une gamine de 14 ans qui se défenestre du 1er étage, vol de véhicule retrouvé à Cluny, les fugues à répétition, ils disparaissent un jour, voire une ou plusieurs semaines. Encore plus grave, les éducateurs parlent de prostitution, de drogue.

« Et il n’y a aucune sanction derrière » déclare la CGT. Le Prado, association pour la protection de l’enfance, « mais l’intérêt de l’enfant n’est pas au centre du projet » et il y a de plus en plus de cas complexes.

« C’est simple en un peu plus de deux ans, on compte 24 départs du personnel éducatif en lien avec les enfants. Nous ne retrouvons pas le coeur de notre métier qui est devenu pas loin du gardiennage. Nous ne sommes ni considérés, ni respectés, ni soutenus par la direction » affirme la CGT.

Au local CGT au syndicat des mineurs, on compte 14 dossiers aux prud’hommes liés au Prado.

Au Prado, sont-ce les enfants ou les éducateurs qui sont en difficulté ?

Jean Bernard

5 commentaires :

  1. C’est un article de dingue !!! Désolé de vous dire la CGT mais vous êtes que des B……
    Comment peut on reprocher aux salariés d’être en vacances … je pense que même vos directeurs sont des salariés comme les autres. ..
    Heureusement que vos collegues ont  » balancé  » si des adultes responsables n’adoptent pas une attitude moralement irreprochable avec ces enfants en manque de reperes !!!
    Qui gere les enfants ? Les educateurs ou les directeurs ?
    Avec vos propos ce sont vos propres qualites de professionnels que vous remettez en cause
    Qu avez vous fait pour que la jeune ne se jette pas de la fenêtre ? Pour que les autres ne volent pas la voiture ? C est le directeur qui leur a laissé les clés !!!
    Ah non il était en vacances on lui reproche assez…
    Vous faites un travail formidable et j imagine les plus difficiles du monde eduquer des enfants en mal d’amour et de repères. ..
    C’est loin d être permis a tout le monde..

    Aujourd’hui je vois un syndicat qui cherche à détruire plus qu’à construire. .. je suis bien triste de lire cela mais encore plus de penser que ce sont le comportement de certains .. visblement
    quand je vois le site du prado il me semble qu’il y a un peu plus de salariés que cela ..
    Quel représentativité !!!!

    Je suis désolé de voir qur vos conditions de travail ne sont pas respectées. .. si tel est le cas en effet les prudhommes vous donnerons raisons …
    Mais comme à chaque fois avec la CGT nous ne pouvons avoir que des doutes …
    Je souhaite aux salariés beaucoup de courage, des convictions fortes en ce qu’ils font, de la douceur et du plaisir dans leur travail ( le plus beau du monde )

    Pierre

  2. JEANNINE DE ST PREX

    BONJOUR
    J’ai lu très attentivement l’article très partial et subjectif de 4 personnes représentant la CGT ( sur environ 350 salariés selon le site du PRADO, une belle représentativité… de leur petite personne !!).
    Comme il est évoqué, il est difficile de rencontrer la direction ou la direction générale ; c’est ballot de demander à les rencontrer quand ils sont en vacances ou sur le point de l’être ! Je suppose que comme dans toute entreprise, chaque salarié à droit à ses congés, les directeurs y compris !!
    C’est assez révélateur car je suppose que vous ne vous « auto-insurgez » pas quand vous êtes en congés ? Je me risque même à penser que vous les attendez avec impatience ? Vous semblez vouloir défendre les droits des salariés, je vous rappelle que les directeurs sont des salariés au même titre que vous ! Les droits sont-ils à géométrie variable avec la CGT ?
    Vous évoquez les conditions de travail, on en saura sans doute pas plus : je vais essayer tout de même de trouver ces conditions défavorables pour vous !
    Des jeunes difficiles ? Des horaires d’hébergement ? Un travail de nuit (c’est plutôt indiqué quand on est surveillants ou veilleurs de nuit ?), des jeunes qui fuguent, un climat agressif entre salariés et jeunes ….
    J’en conviens ce sont des confiions de travail difficiles…. Pour qui ne travaille pas dans le domaine de la protection de l’enfance ! mais je me suis risqué à regarder le site du PRADO : il accueille des jeunes en difficultés sociales, familiales et personnelles ! Ainsi, les conditions de travail sont certes particulières, et difficiles mais par la nature même de vos missions. Auriez- vous oublié cela lorsque vous avez signé votre contrat de travail ? Vous aurait-on menti à l’insu de votre plein gré ?

    Votre article évoque un salarié (CGT ???, on ne sait pas !) convoqué par la direction. Et alors ? Toute direction digne de ce nom doit pouvoir rencontrer les salariés, que ce soit pour contrôler, sanctionner ou féliciter.
    Ce n’est pas choquant en soi, ce qui le serait c’est qu’un salarié soit soutenu malgré une faute avérée ou un salarié sanctionné sans raison aucune. Votre affirmation ne dit rien de tout cela, il s’insurge simplement qu’un salarié soit convoqué !! C’est sans doute un crime de « lèse-CGT ». ON NE CONVOQUE PAS UN SALARIE !!!
    Vous évoquez aussi le départ de 24 salariés « en lien avec les enfants » : donc pas en lien avec les conditions de travail ? Et « en lien avec les enfants « ? c’est quoi exactement ? là encore je n’en saurai pas plus !
    De plus 24 salariés partent : soit, mais quelle est la nature du départ ? Retraite ? Rupture conventionnelle ? Inaptitude ? Démission ? Licenciement ? Vous affirmez des faits sans en donner une explication, laissant libre cours aux interprétations et laissant entendre, par le ton de vos propos, qu’ils auraient été « contraints de partir » ? Dans ce cas, c’est une bonne occasion pour vous d’aller les soutenir aux prud’hommes !! (vous avez l’adresse je crois !)
    Vous semblez plus contrariés par son entretien que par la véracité ou non des faits ; pire même vous fustigez les salariés qui l’auraient « balancé ». Personnellement, je parle de responsabilité professionnelle et d’éthique car j’ose croire que vous réagiriez en conséquence face à un collègue qui se conduirait de façon inadaptée au travail (quelque soit ses opinions politiques, syndicales ou autres !). C’est en vous conduisant ainsi que vous mettez « le jeune au centre de vos préoccupations ».
    Autre sujet abordé dans votre article : les difficultés liées aux comportements des jeunes, au nombre croissants que vous appelés les « cas complexes ». La direction est encore fautive d’accueillir des jeunes en très grande difficulté ? Elle est responsable des comportements dangereux, additifs de ces adolescents ?
    Je suis tout à fait d’accord avec votre analyse : il n’y aurait pas de « cas complexes » ou de jeunes difficiles », vos conditions intrinsèques de travail seraient grandement améliorées. Vous vous êtes peut-être égaré dans votre choix professionnel ?
    Messieurs et mesdames de la CGT je ne peux que constater votre efficacité et votre rapidité d’intervention : en effet, une section syndicale créée en avril 2017 et déjà nombres de dossiers aux prud’hommes, vous faites honneur à votre réputation ! La casse sociale semble en marche !
    Sous couvert « du jeune au centre de son projet » je n’ai relevé que des revendications de salariés, des insatisfactions quand à vos conditions de travail, des indignations quand un salarié est convoqué….. Où placez-vous le bien du jeune ? Ses difficultés ? Ses conditions de vie à lui ?
    Ne vous trompez pas de combat et battez vous pour les jeunes et pas contre une entreprise !!!
    Enfin, j’ai vraiment lu attentivement votre article et je me suis posé cette dernière question ? Pourquoi restez-vous dans une entreprise qui ne vous considère pas ? Qui ne vous soutient pas ? Qui ne vous entend pas ?
    C’est une question que je laisse à votre réflexion s’il vous en reste encore un peu !
    Vous semblez vouloir organiser une bataille rangée contre une entreprise qui, ne l’oubliez pas, vous fait vivre et fait vivre quelques 346 autres salariés qui, j’espère, pourront vous soutenir dans vos propos ou vous contredire si les faits et le contexte sont erronés voire mensongés. C’est l’avenir professionnel de centaines de salariés que vous risquez de compromettre et j’ai malheureusement bien peur que vous en ayez bien conscience.
    C’est malheureusement la marque de fabrique d’une section syndicale qui prône la lutte contre tout dirigeant plutôt que la défense des salariés.
    Le syndicalisme est une belle démarche mais il peut être mortel pour une entreprise s’il est utilisé à des fins détournés ou personnels.
    RESTEZ VIGILANTS

    • merci Jeannine pour cette belle réponse, je travaille pour le Prado, et nous avons beaucoup de chance de travailler dans de bonnes conditions, nos chefs sont à notre écoute, et nous sommes là pour les enfants…. pour avoir une mise à pied, il faut vraiment avoir été très très loin….et je rejoints Jeannine, quand on est plus bien dans une entreprise on s’en va…. mais pour cela il faut avoir des c……..

      • JEANNINE DE ST PREX

        Bonsoir et MERCI EDITH
        je vous invite à contacter vos collègues, qu’ils puissent témoigner des conditions de travail dans votre entreprise. Les lecteurs ne peuvent pas se contenter d’affirmations sans fondement, d’indignation sans raison et de revendications qui me semblent plutôt personnelles que collectives.
        les lecteurs, s’ils veulent être éclairés, doivent avoir les points de vue de tous,. A ce jour, il ne me semble pas que ce soit le cas!
        la réponse à la calomnie reste la vérité, elle est claire, transparente et…. VRAIE!
        ALORS A VOS PLUMES ET NE VOUS LAISSEZ pas ENTERRER PAR QUELQUES UNS POUR DES RAISONS QUI ME SEMBLENT ÉLOIGNÉES DES INTÉRÊTS DES SALARIES!
        NE VOUS LAISSEZ PAS MANIPULER CAR IL SEMBLE ENCORE EXISTER DES ENTREPRISES OU LE DIALOGUE ET LA RELATION HUMAINE SONT RESPECTES.
        DITES-LE TOUT HAUT CAR IL EST DES INDIVIDUS QUI ONT DES TENDANCES A L’AMNÉSIE SELECTIVE ET A LA PROPENSION A VOIR LE PEU QUI NE VA PAS (OU QUI NE LEUR CONVIENT PAS PERSONNELLEMENT!) PLUTÔT QUE LES ASPECTS POSITIFS DE VOTRE TRAVAIL!!!
        Je reste vigilante et je répondrai à chaque fois que l’intérêt syndical se confond avec l’intérêt personnel car cela m’est insupportable!

      • Je suis un ancien jeune du Prado, j’en ai fait partie quand j’étais jeune j’en garde de très très mauvais souvenirs

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