Montceau – Au Aillot blues, le temps file doux

C’est facile, trop facile, too much mais quand on parle du bleues, même au musée du camion à Montceau-les-Mines, cette musique que j’aime, elle vient de là, elle vient du blues. On referme la parenthèse.

Encore que, imaginons, quitte à passer pour un fou, mais là, avec des tiags recouvertes de cette poussière qui respire l’huile et le pneu, ces banquettes qui reniflent la transpiration, ce verre de whisky à l’ombre d’une bouteille en fleur et, sur scène, Nasser Ben Dadoo, sa guitare, son timbre, son blues du côté nord de Marseille et ce put… de Johnny, sa gueule, sa gratte… Invraisemblable ! Drôle de rencontre dans un drôle d’endroit.

L’incroyable, l’improbable, c’est aussi la marque de fabrique du Baraillot avec des connexions que seule la musique est capable de maîtriser dans la plus grande improvisation. C’est le propre des musiciens.

Nasser Ben Dadoo, blues man, quand bien même a-t-il accompagné en première partie les lectures musicales du GLA, s’imaginait revenir seul. Et puis, on ne sait par quel enchantement, Alex Legal, de la Mère en Gueule avec son violon, est venu taper le boeuf. Les blues men sont sympas.

Au fil du blues, au fil de l’eau, au fil des rencontres, au fil des textes, le temps file. Le printemps file doux à l’usine Aillot.

Jean Bernard

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