•  

Montceau – A la pâtisserie Martins, dans la galette, la fève est « roi »

Alors voilà, le réveillon de Noël est passé tant bien que mal _ avec une bonne dose de bicarbonate _ que déjà s’annonce dès ce soir celui du 31 décembre avec cette fois-ci un couvre-feu à 20 heures et toujours la même recommandation, pas plus de six personnes à table.

Mais déjà, avant même ce dimanche 3 janvier 2021, jour de l’Epiphanie, le bon goût de la galette des rois parfume les pâtisseries  qui attise la gourmandise et décuple l’intérêt des convives à trouver la fève.

A la pâtisserie Martins, 30 rue Barbès à Montceau-les-Mines, même si Isaias bûche toujours sur Noël, la galette des rois monte sur le trône. Elle est désormais la reine des desserts, elle vient coiffer avec bonheur le repas et apporte sa touche de fantaisie lorsque son désignés le Roi et la Reine.

Aussi pensions-nous connaître le secret de fabrication de la galette made in Martins. Peine perdue, « un secret est un secret » répond Brigitte. « Pour faire une bonne galette, il faut des bons produits, c’est-à-dire de vraies amandes et non des noyaux d’abricots pulvérisés auxquels on ajoute le goût de l’amande amère, et du bon beurre », indique-t-elle. Autrement dit, certains mériteraient de prendre une amende.

Chez Martins, les amandes viennent selon la qualité du Portugal ou d’Espagne. « En France, elles ne sont au top », précise encore la femme du pâtissier. « Les gens nous disent qu’ici, les galettes ne sont pas comme les autres ».

C’est plus que probable tant il s’en consomme. « Des clients en achètent pour les expédier en Estonie, au Portugal, en Espagne, à Paris et même aux Etats-Unis ». La galette Martins voyage très bien.

Le bon goût de la galette avec sa frangipane est irrésistible comme le sont les séries de fèves, autre grande spécialité chez Martins. « Que des séries limitées que je commande en février » souligne Brigitte. D’ailleurs les collectionneurs ne s’y trompent pas. Elles sont en porcelaine, certaines dorées à l’or fin, pas des trucs en plastique. « Une seule fève par galette mais toujours deux couronnes ».

Et fève sur la galette, en série très limitée et uniquement à la demande, le côté coquin qui plaît bien aux Montcelliens et pas seulement, la fève à ne pas mettre dans toutes le bouches. « Si une grand-mère tombe dessus ! » sourit Brigitte Martins. Hisser la vergue !

Jean Bernard

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *