Littérature – Au secours ! Gilles Desnoix revient

Journaliste, sans doute l’un des plus beaux métiers du monde. Rencontrer, partager, échanger et relater. Alors forcément, un jour, à Montceau-les-Mines ou dans les environs, vous tombez sur lui. Signe particulier, il a toujours le sourire. Autre signe particulier et lui-même le reconnaît, c’est une tête de mule, un caractère pas possible. Ah ça c’est bien vrai !

Gilles Desnoix, il n’en cherche jamais. Mais chez lui, la liberté de la presse est aussi synonyme de liberté de l’être. Il apparaît et disparaît. Il est libre Gilles.

Libre d’écrire et il ne s’en prive pas. Il vient de publier son sixième ouvrage, les quatre premiers chez Amazon et les deux derniers chez Chapitre.com. Au moins c’est net.

Le dernier, des nouvelles _ elles sont fraîches mes nouvelles, elles sont fraîches !_  s’intitule: Kurt, je vous la fais brève. C’est la suite de Bref, je vous la fais courte. C’est un comble, lui qui fait toujours toujours trop long.

184 pages quand même ! Donc Gilles Desnois trempe sa plume, il plonge dans l’absurdo-réaliste comme il définit lui-même son écriture. Des histoires qui finissent bien mais qui se déroulent mal. Un amoureux des mots. Il jongle avec les yeux fermés, perd l’équilibre, se récupère sans ratures, dérape dans la marge, remet un coup de crayon, s’imagine aller droit mais recule de travers et se prend une gaufre en pleine poire, la faute à la gamelle du chat ou à cette maîtresse si collante que le mur de Berlin en est tombé béat d’admiration malgré les relents d’urine dans les couloirs d’un EHPAD. Attention Gilles, une embuscade !

La cacophonie des mots s’incruste dans un dédale d’idées, une par page dans une pensée aussi éphémère que durable, parfois sensuelle comme une note de musique, classique et ronde à la fois, bien pensante et déformante. Il marche seul, Gilles. Pour la forme et avec les formes.

Il n’a pas fini de nous surprendre. Il planche  _ à repasser _ sur un recueil de nouvelles (à la relecture), un roman policier, un historique, un documentaire. Riche métier que celui de retraité. Riche passion que celle d’écrire. La liberté.

Jean Bernard

NDLR: et m…, j’ai fait trop long.

 

 

 

Un commentaire

  1. Journaliste . Oui journaliste avec ces idées mais jamais ceux ci n’ont pris le pas sur le ton de ces articles.
    Effectivévent toujours souriant jamais avare de Bonjour il n’épargne ni la droite ni la gauche quant il le faut mais toujours prêt à reconnaître leur valeur quand ceux ci font bien. Un journaliste quoi !
    A bientôt.

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