Les archives de Lionel Gauthier – Radeau, le cheval de la mine

Lionel Gauthier est un féru d’histoire. Voilà ce qu’il a retrouvé dans ses archives : lHistoire du dernier cheval des mines 
 
DERNIER CHEVAL DES MINES ,
QUI VEUT SAUVER RADEAU ? 
 
DE LA POUSSIÈRE NOIRE AUX VERTS PÂTURAGES …  L’HISTOIRE DU PETIT CHEVAL DE MINE , LE DERNIER EN ACTIVITÉ ( EN 1969 ) , ÉMEUT  DES HABITANTS DE MONTCEAU. 
 
Il n’était pas très grand ce hongre de 14 ans à la robe foncée pommelée . Malade , il avait été remonté une première fois à la surface pour y être soigné À l’heure de retourner au charbon , dans le puits Saint-Amédée , Radeau devient nerveux et refuse de reprendre son travail . Le petit cheval de mine doit alors être mis à la retraite . Il s’agit du dernier cheval des Houillères du bassin de Blanzy . C’est dans la presse que , le 16 janvier 1969 , M. Honoré , un Montcellien , apprend que le cheval va être vendu aux enchères et que c’est très probablement l’abattoir qui l’attend . Il a deux jours pour trouver une solution afin de faire une offre , espérant sauver l’animal dont l’histoire le touche
Le jour même , l’homme , qui est originaire du Nord , vend sa voiture à un ami Mais que faire d’un cheval dans le jardin d’une maison de ville ?
Rescapé du couteau , il ne doit pas mourir d’ennui : il lui faut de l’air , des prés et de l’herbe bien verte , se dit-il . Le lendemain , une solution d’hébergement est trouvée par le bouche-à-oreille .
C’est à Dompierre-sous-Sanvignes , au hameau des Courreaux , que l’agriculteur Louis Théry annonce qu’il compte accueillir le futur équidé à la retraite . L’homme ami des bêtes , garde déjà sur ses 78 hectares sa vieille jument Sophie , en dépit de la mécanisation des lieux . Il promet l’hospitalité à Radeau pour le restant de ses jours . Le surlendemain , face aux propositions de bouchers , une offre sous enveloppe cachetée est faite par M. Honoré .
Radeau est officiellement sauvé ce 18 janvier . Il est ainsi acheté aux Houillères au << bon prix >> de 1 700 francs . Cette jolie histoire relatée par la presse locale fait le tour du monde via une dépêche d’agence .
Pas moins de 600 lettres sont alors reçues par les sauveurs de Radeau . Dans les enveloppes venues des quatre coins de la France , mais aussi de toute l’Europe et même d’Amérique , sont glissés également quelques chèques . L’argent permettra à M. Honoré et à son épouse de se racheter un véhicule , mais aussi de faire un don aux Papillons Blancs .

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