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Le fait du jour – La manufacture Gerbe à la ferraille

Même les employés qui vident la manufacture Gerbe de son contenu le reconnaissent, « c’est triste de voir ça ».

Nous sommes loin de l’époque où le bâtiment emblématique de Saint-Vallier bouillonnait, où à son heure de gloire, pas loin d’un millier de salariés, surtout des femmes, confectionnaient bas et collants Gerbe.

Gerbe, la marque de luxe à la française, n’est plus qu’un souvenir. Gerbe a fait faillite et le 20 janvier dernier, une vente aux enchères dispersaient tout le matériel. Il est parti pour 60 000 € même si des petits lots, un stock de collants et bas écrus (80 000 pièces) et les jambes (environ 300) furent adjugés pour 8000 € à Patrice Bazin, gérant de la société textile Eurocévennes qui depuis a dans l’idée de monter un atelier de tricotage sur Montceau-les-Mines avec une petite partie des anciennes machines  (Ce serait formidable – Les machines Gerbe au coeur d’un projet de tricotage sur Montceau – L’infoRmateur de Bourgogne).

Ces jours derniers, c’est le grand ménage dans les locaux de la manufacture. Celui qui a misé 60 000 €, récupère toute la ferraille. La société Wyss Récupération de Montélimar est à l’oeuvre. Elle a retiré notamment 300 machines dont la grande partie a fini à la casse à la grande surprise d’André Wyss.

Quelle étrange sensation de voir les ateliers entièrement vides. D’ici mardi prochain, l’immense bâtiment sera abandonné à la poussière, peut-être sera-t-il aussi hanté par des fantômes aux images lumineuses ou brumeuses. Une usine fantôme.

La témérité des 33 derniers salariés, la ténacité du directeur, Philippe Genoulaz, les 8 M € investis par le Chinois, monsieur Yang, tout ceci a été balayé, dispersé avant de réduire en cendre la manufacture Gerbe.

Sur la remorque du camion, deux étiquettes Gerbe font encore mine de résister, accrochées à un crêpe noir. La dernière étape du chemin de croix. Dans quelques heures, elles seront broyées, emportées dans le néant. Ainsi finissent les grandes histoires industrielles. Pathétique.

A quand la résurrection ?

Jean Bernard

6 commentaires

  1. quelle tristesse et quelle honte

  2. Quel résurrection ? Depuis trente ans l’ensemble du pays se désindustrialise et nous nous posons encore la question de savoir pourquoi ??? Les usines ferment les unes après les autres, sur notre bassin il y en a eu Trois en fin d’année dernière … sans parler de Loison, Clayeux, Munzing, et tant d’autres… après on se demande comment ce fait il que le chômage augmente et que les indemnités baisse… certains iront même jusqu’à traiter les chômeurs de fainéants car les accusateurs ne balayent jamais assez devant leurs porte … N’oublions pas qu’avec la technologie d’aujourd’hui et la fabrication hors Europe nous n’avons plus besoin d’une telle main d’œuvre.
    Toute cette situation est d’une grande tristesse …

  3. Silence assourdissant du Député Gauvain !!

  4. Ils ont tout delocaliser notre région se meurt
    Les montceliens ne se battent pas pour garder leur ville
    Ont n aura plus que nos yeux pour pleurer réagissez bougez battez vous

  5. Mais pourquoi depuis des décennies la CGTqui n a fait que passer son temps à dénigrer, à donner des leçons de gestion….Alors pourquoi depuis tout ce temps elle n a pas créer une » super CELLULE d ENTREPRENEURS chapeaute par le « super Mr watebled » ÇA AURAIT ETE GENIAL……!!!!Je pense que là on a vraiment quelque chose……!!!!La CGT ENTREPRENEUSE UNE REVOLUTION a l image du monde de MACRON!!!!!

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