La CGT a 125 ans, naissance le 23 septembre 1895

Communiqué de l’Institut d’histoire sociale.

1895 => 2020 :
125 ans et toujours aussi jeune…

1895 (NDLR : le 23 septembre) : L’envoyé spécial à Limoges du Petit journal et du Petit parisien annonce à sa rédaction la création d’un syndicat unitaire, la CGT. Un événement ? Pas pour tout le monde.
Pourtant cette création est le point de départ d’une force sociale structurée. Cette CGT nait à l’issue du 7ème congrès national corporatif de Limoges, dans la salle du Café de Paris. Nous sommes le 27 septembre 1895. Deux branches viennent de s’unir alors qu’ailleurs elles s’opposent : la Fédération nationale des Syndicats et la Fédération des Bourses du Travail.
Pourquoi Limoges ? Qualifiée de « capitale révolutionnaire » du centre de la France, de « ville rouge » ou de « Rome du socialisme », Limoges s’inscrit dans une tradition de résistance. En 1895, à la veille du congrès constitutif, des grèves s’organisent déjà, dont celle des corsetières : en juin, les 105 ouvrières de la Maison Clément à Limoges contestent les méthodes de leur direction : elle leur impose en effet la prière à genoux à leur arrivée à l’usine, sous peine de sanctions. La grève dure 108 jours. Plusieurs corsetières seront invitées à l’ouverture du congrès constitutif de la CGT le 21 septembre.
Les grandes grèves de 1905, avec la mort sous les balles de la répression policière du jeune ouvrier Camille Vardelle, assoient la légitimité de la CGT et peu, à peu, les syndicats de salariés intègrent l’organisation, comme la Chambre syndicale des ouvriers mineurs et similaires de Montceau-les-mines. L’un des documents de référence reste la Charte d’Amiens, rédigée en 1906 et qui définit la nature, les formes d’action et les objectifs du syndicat : l’indépendance du monde syndical et les luttes sociales économiques pour une société sans classes.
Les organisations de la CGT sont présentes dans tous les champs professionnels et au niveau des territoires : La CGT, c’est un réseau de 803 unions locales réparties sur l’ensemble du territoire, constituées par les syndicats et sections syndicales d’une même zone géographique (localité, bassin d’emploi, zones industrielles ou commerciales, etc.). Il permet de construire les solidarités, de faire vivre « un syndicalisme de proximité  » adapté aux diverses situations. L’union locale peut apporter l’aide pratique à la constitution d’un nouveau syndicat et elle est souvent le lieu d’accueil des salarié.e.s en difficultés.
Union Locale CGT du Bassin Montcellien : 43 rue Jean Jaurès, 71300 Montceau les Mines – 03 85 57 37 67
Les 97 unions départementales regroupent les syndicats et sections syndicales de toutes professions d’un même département. Elles permettent de donner toute leur efficacité aux luttes professionnelles et d’ensemble pour le progrès social. Elles organisent et développent les solidarités entre tous les salariés ayant un emploi ou non ainsi qu’avec les retraités.
Union Départementale CGT 71 : 5 rue Guynemer, 71200 Le Creusot – 03 85 57 35 15

16 comités régionaux assurent l’intervention de la CGT auprès des régions administratives et de leurs institutions (Comités économiques et sociaux régionaux par exemple). Ils animent la réflexion et l’activité syndicale sur des questions comme celles des transports, de la santé, de l’aménagement du territoire, de l’enseignement supérieur et de la recherche, etc.
Comité Régional CGT Bourgogne Franche-Comté : 17 Rue du Transvaal, 21000 Dijon – 03 80 67 35 67
La CGT rassemble également 33 organisations professionnelles nationales, fédérations ou syndicats nationaux. Ces fédérations sont constituées des syndicats relevant d’une ou plusieurs branches professionnelles (exemple : Fédération des industries agro-alimentaire ; Fédération de la Construction ; Fédération Nationale des Salariés du Secteur des Activités Postales et Télécommunications). Elles impulsent et coordonnent l’activité revendicative professionnelle. Elles ont en charge les négociations collectives relevant de leur champ professionnel (accords de branche, conventions collectives, salaires minimaux conventionnels, etc.). Le code NAF ou APE figurant sur la fiche de paie permet de connaître la convention collective dont dépend l’entreprise et, à partir de là, il est facile de déterminer la fédération nationale CGT concernée.
Les syndiqué-es retraité-es restent affilié-es à la fédération de leur dernière convention collective. Ils sont adhérent-es du syndicat cgt de leur dernière entreprise s’il existe une section retraité-es ou à défaut du syndicat CGT des Retraités du Bassin Montcellien – 03 85 57 37 67 et de l’Union Confédérale des Retraités CGT – https://www.ucr.cgt.fr/.
La Confédération Générale du Travail (la CGT) : le site confédéral https://www.cgt.fr est à même d’apporter des réponses aux recherches et questions diverses sur le droit social, la formation syndicale et l’actualité sociale.
N’oublions jamais que les syndicats ne sont pas des « partenaires », mais des interlocuteurs qui représentent l’intérêt de leurs mandants, les salarié-es, les retraité-es, les privé-es d’emploi…

2 commentaires :

  1. 125 ans c'est plus que Jeanne Calment

    Il serait peut-être temps que ce vieillard porte-parole d’une idéologie mortifère rejoigne ces ancêtres

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