Hôpital – De la poudre de perlimpinpin

C’était le 27 avril dernier, mobilisation à l’hôpital avant la fermeture de la chirurgie.

Communiqué du Codef – Simple coïncidence ? La veille de la manifestation régionale devant les locaux de l’ARS, celle-ci publie un communiqué lénifiant sur la situation de notre Centre Hospitalier. Les usagers ne se laisseront pas endormir et tiennent à rétablir la vérité.
« Activités renouvelées  » nous dit-on ! Et de citer la cardiologie, la pneumologie, oncologie, rhumatologie, gastro-entérologie, etc. Autant d’activités qui existent depuis de nombreuses décennies ! À l’évidence rien à voir avec un renouvellement.
Que l’on veuille les pérenniser voire les amplifier, tant mieux, mais cela ne nous rendra pas, ne remplacera pas, l’activité de chirurgie. Laquelle rajoute-t-on est « désormais organisée à l’échelle du GHT » (Groupement Hospitalier de Territoires).
Nous aimerions bien connaître les détails de la dite organisation et comment les 6000 actes effectués à Montceau pourront être absorbés et dans quelles conditions pour les usagers condamnés à l’errance chirurgicale.
Les mesures annoncées en nombre de places et de lits confirment la volonté de l’ARS de faire de notre Centre Hospitalier un hôpital référant en gériatrie. Quant à l’aide financière annoncée, on remarquera que depuis février elle est
passée de 13,6 à 10 millions d’euros. Si elle arrive ! Le récent communiqué de l’intersyndicale nous incite à en douter puisqu’on lui a fait comprendre à « mots couverts » qu’elle pourrait être conditionnée à l’adoption du projet de l’ARS. Projet
contesté par le conseil de surveillance, la commission médicale d’établissement et l’intersyndicale des personnels de l’hôpital. Si ce n’est pas du chantage, ça y ressemble !
Quant à l’organisation des Urgences, compte tenu de ce qui se passe à notre porte (Clamecy, Tonnerre…), compte tenu de l’alerte lancée par l’Association des Médecins Urgentistes de France sur le projet de décret sur la réorganisation du service des urgences, notre devoir de vigilance s’impose.
Et notre crainte de les voir disparaître par étapes constitue une de nos préoccupations majeures. Rappelons encore une fois qu’en raison de la fermeture du bloc opératoire les urgences nécessitant une intervention chirurgicale ne sont plus assurées dans notre Centre Hospitalier.
Le 17 Mai 2018

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