Hôpital – Codef : il y a urgences et urgences

Communiqué – Madame Ungerer arrêtez de nous prendre pour des idiots avec vos discours sur le maintien des urgences H24. La même formule a été employée pour les hospitaliers de Clamecy et de Tonnerre et nous savons ce que cela a donné. Les urgences ne ferment pas, certes, mais elles sont réorganisées et réduites à un minimum bien souvent incompatible avec l’accès aux soins en moins de trente minutes.
Pour Montceau nous savons déjà que les urgences chirurgicales ne peuvent être traitées sur place la nuit et tout le week-end, le bloc chirurgical étant fermé dans ces créneaux. Les urgences ne fermeront pas à Montceau dites-vous, mais qu’en restera-t-il
après la fermeture de la chirurgie ? « Dans ces conditions c’est mort », annonce un personnel du bloc opératoire à un média local ; « je suis persuadé que les urgences fermeront dans les 18 mois pour ne laisser place qu’à un accueil de 8 à 19 heures, dans l’impossibilité de gérer les urgences chirurgicales sur place » nous affirme un chirurgien du Centre Hospitalier.
Vous centrez votre discours sur les urgences aux seules fins de nous faire oublier que vous mettez toute votre énergie et votre zèle à organiser la fermeture complète de la chirurgie. « Vous avez un devoir de bonne gestion » déclarez-vous en oubliant de dire qu’il s’agit d’une gestion comptable visant à rétablir l’équilibre des finances au détriment de l’offre de soins de proximité. La ficelle est un peu grosse madame. Nul doute que les 105000 habitants que vous allez priver d’une offre chirurgicale de proximité ne se laisseront pas abuser. Et ceux qui devront faire appel à un taxi pour rendre visite à leur malade seraient bien inspirés de vous envoyer leur note de frais. Pour Chalon c’est 140 € pour UN aller/retour !!!! Nous l’avons déjà dit la catastrophe ne sera pas seulement sanitaire mais aussi sociale, privant de facto les plus fragiles du droit élémentaire de visite.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que nous sommes confrontés à ces écrans de fumée, quelquefois précédés d’attaques violentes à l’égard du Codef. Comme par exemple lors de la réunion publique du 22 décembre 2014 au centre nautique à Montceau.
Le Codef y est accusé d’avoir véhiculé dans un media local des fausses informations sur l’avenir de notre hôpital. Et le directeur de l’époque de brandir un « Droit de réponse »(*) où l’on peut lire :

Non ! Les urgences ne sont pas appelées à fermer !
Non ! Le bloc opératoire ne va pas fermer !
Non ! L’hôpital ne se transformera pas en hôpital gériatrique !
Quatre ans après les faits apportent un démenti cinglant aux signataires qui, en conclusion, accusaient le Codef de tenir « des propos tronqués et déformés dans un sens préjudiciable ». Nous savons maintenant qui est porteur du préjudice !
L’assemblée générale du GCS Hôpitaux de Montceau réunie ce 12 Avril 2018 se doit de faire front à cette technostructure qu’est l’ARS et, comme au Conseil Régional, rejeter en bloc son plan de restructuration qui va bouleverser la vie quotidienne de milliers de personnes.
(*) Consultable sur notre site : http://www.lecodef.org/documentsnew1.html
Le 12 Avril 2018

Un commentaire

  1. Plusieurs paramètres doivent être pris en compte :

    – la vie des citoyens- ( 105 000 )
    – le personnel hospitalier qui va être mal mené car il ne pourra pas faire face à
    toutes les situations.
    – le bassin minier qui ne sera plus attractif puisque plus de moyen pour se soigner.
    Des particuliers ou des entreprises ne viendront plus dans une région désertée par
    la médecine ou les soins de proximité.

    La décision de fermer la chirurgie est un désastre complet.

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