Gros malaise à l’hôpital de Montceau

Le conseil de surveillance de l’hôpital de Montceau devait avoir lieu aujourd’hui, jeudi 12 avril 2018, n’a finalement pas pu se tenir en soutien aux partenaires sociaux qui ont quitté la salle. Ils demandaient le maintien de la chirurgie, alors que le personnel, attendait lui aussi des réponses de la directrice du GHT (groupement hospitalier de territoire).

Dans quel guêpier s’est mise Christine Ungerer ? Cette après-midi, la directrice du GHT semblait perdue dans ses pensées au milieu du personnel, de l’intersyndicale et du conseil de surveillance de l’hôpital de Montceau, tous venus lui réclamer des comptes.

Et quand bien même a-t-elle compris le profond malaise qui règne dans l’établissement, une présidente qui est surnommée « La nettoyeuse », elle a répété que « je n’y suis pour rien dans la fermeture de la chirurgie. Cette décision a été prise au niveau national. Je ne fais que la mise en œuvre ».

Mais même dans la mise œuvre, sa façon de gérer « la crise » est considérée comme un fiasco humain. Marie-Claude Jarrot, présidente du conseil de surveillance qualifiait la « situation intenable ».

Alors avant même que ne s’ouvre la réunion, l’intersyndicale avec le personnel (une partie évidemment) derrière elle, a très clairement dit son refus au plan Copermo présenté le 9 janvier 20148 actant la fermeture de la chirurgie. Toute la salle applaudissait, même Jarrot. « Y a de la révolte, de la colère, de la souffrance » exultait Héléne Fierro de l’intersyndicale.

Et pour une fois, fait rare, le CME (commission médicale d’établissement), le matin même faisait part de son désaccord total. Sur 25 praticiens, 24 ont voté contre la décision de l’ARS (agence régionale de santé) de fermer la chirurgie. « Les plateaux techniques sont trop loin, on ne peut plus assurer les urgences ». C’est donc tout l’hôpital de Montceau qui est irradiée par ce Copermo, tout l’hôpital qui n’en veut pas.

A ceci près que le personnel du bloc (la chirurgie), mène un autre combat, où sera-t-il affecté même si le personnel spécialisé doit être logiquement intégré à l’hôpital de Chalon-sur-Saône. « Nous ne savons même pas si nous allons y aller, combien et qui » interrogeait une blouse bleue. « C’est un plan social déguisé ».

Christine Ungerer prenait la parole: « C’est moi la décisionnaire, c’est de ma responsabilité. Chalon savait qu’il allait intégrer le personnel de Montceau. La décision a été prise mardi (10 avril 2018) que le personnel spécialisé arriverait à partir du 2 mai ».

« Oui mais nous sommes le 12 avril pour le 2 mai, je regrette cette situation » lui rétorquait Marie-Claude Jarrot.

A cette décision « imposée » selon la directrice du GHT, l’intersyndicale s’interposait à nouveau, « ce n’était pas imposé, c’était un avis. « On a marre, on veut le maintien de la chirurgie, sinon, on quitte le conseil de surveillance ». Applaudissements nourris.

Aucune réaction de Christine Ungerer. La salle alors se vidait. La directrice du GHT, impuissante, déclarait néanmoins: « La fermeture de la chirurgie, ce n’est pas de ma compétence ».

Le conseil de surveillance n’aurait pas lieu.

Finalement, il a été décidé de joindre le directeur de l’ARS, Pierre Pribile. Injoignable malgré l’appel de la directrice du GHT. « Nous lui demanderons de venir à Montceau », telle était la décision prise par la présidente du conseil de surveillance en accord avec les maires de Sanvignes, Jean-Claude Lagrange et Saint-Vallier, Alain Philibert.

En attendant, le malaise à l’hôpital prend de l’ampleur et, à ce jour, la chirurgie est programmée pour fermer le 2 mai 2018.

Jean Bernard

4 commentaires

  1. A tout les détracteurs de Mme la Mairesse de Montceau. Preuve est faite qu’elle est aux côtés du personnel de notre hôpital quoi qu’il arrive. A tout les détracteurs et hurleurs publiques . Mme JARROT n’à jamais abandonné le combat pour la sauvegarde de l’hôpital elle a simplement utilisé les moyens républicains d’oppositions quand d’autres utilisaient les railleries et même les dénonciationsoirs calomnieuses ( qui dans d’autres temps auraient été assimilés à de la dénonciation) afin d’abattre non pas une personne mais une concurente (compétente ) politique.Merci Mme JARROT nous savons que vous êtes avec nous. Organisez des rassemblements et nous serons dernière vous.

  2. Comme disait mon grand pere,ce nest oas une fois quon a ch,,,,, dans sa culotte, qu il faut ce torcher!!!!

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