Festival Art Zik – L’air du temps, de tous les temps

La partie était parfaitement engagée mais pas aussi bien qu’une balle de flipper. Chaleur, grosse chaleur et coupures d’électricité ont fait tilter la machine pourtant bien huilée. Satanée canicule.

Pas grave, avec Bruno Grandi on ne s’affole pas, on prend son mal en patience comme ce samedi à Briqueterie à Ciry-le-Noble. Les petites notes sont bien conservées au chaud même si elles se montraient impatientes à tournoyer entre Bourbince et canal du Centre et survoler allègrement ce lieu qui n’a pas son équivalent. « S’ils mettaient un peu moins d’argent dans la villa Perrusson et un peu plus dans la Briqueterie, nous aurions un lieu de vie du tonnerre » lâche un spectateur à la fois attentif au concert et néanmoins critique.

La Briqueterie est à Ciry ce que le lavoir des Chavannes est aux Montcelliens. Et dans le coin, voire plus loin, ils y tiennent. Un endroit propice à organiser des concerts, des expositions et un marché des producteurs sans oublier les jeux musicaux d’Etienne Favre. C’est fou ce que la récup, avec beaucoup d’imagination, peut animer un lieu.

Quant aux concert sur la scène musicale, c’est l’affaire d’Art Zik. Gros avantage, avec le même collectif, vous avez trois, quatre concerts différents dans la journée puis la soirée.

Enfin l’air devenait respirable et la bande à Bruno jouait des airs du temps, d’un autre temps aussi, à tous les temps. Une nuée de fans, inspirée peut-être par les moustiques en quête de bonne chair, est arrivée à la Briqueterie. Et une fois installés, ils n’en bougèrent pratiquement plus. Juste fallait-il envoyer un éclaireur au ravitaillement. Toute une organisation.

Et la musique, en nocturne, Chopin aurait aimé, Bach partagé et les Floyd envolés sur scène.

Jean Bernard

 

Un commentaire

  1. Une belle soirée, en effet, sympa et bon enfant
    Bravo aux talents locaux

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