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Eolane Montceau – Les salariés ne sont pas vernis mais résistent jusqu’au bout des ongles

Un site, une usine, 77 salariés et ce jeudi matin, une liquidation judiciaire. Eolane Montceau va disparaître, sombrer corps et âme comme un vulgaire déchet qu’on balance par dessus bord. Sans fleurs ni couronnes.

Mais le combat des salariés du site montcelliens orchestré par Alain Schleich, qui a toujours été mené en toute dignité, sans jamais aucun dérapage, a pris une tournure différente à quelques heures de la sanction suprême.

Ils ont pris « en otage » leur outil de travail, une ligne de vernis (pour recouvrir les cartes magnétiques). Un geste symbolique alors que depuis des mois « notre site est pillé » rappelle Alain Schleich, qu’une à une les machines sont allées respirer un air moins vicié. Et encore, pas sûr. « La mise à mort du site de Montceau en appelle d’autres dans le groupe » souligne l’avocat des salariés, Ralph Blindaeur.

Donc depuis mardi, le ligne de vernis est mise « sous cloche ». « Nous refusons qu’elle parte à Saint-Agrève » précise le représentant du personnel. Elle a été achetée en avril 2019 pour un coût de 150 000 € et n’a pratiquement jamais servi.

Les salariés connaissent leur sort, le chômage mais voulaient une action d’éclat. Ils auront résister jusqu’au bout… des ongles.

Jean Bernard

2 commentaires

  1. DE LA MINE A LA RUINE

    Messieurs d’Eolane je suis triste et en colère. Vous n’avez pas pu ,pas su ,pas voulu profiter, conserver et développer les savoirs faire et les talents des femmes et des hommes de cette usine. Saviez vous que ses fabrications ont été présentes dans le monde entier :de Mexico au Caire ,du fond de la mine au fond des mers. Saviez vous que cette diversité était due au travail , à l’engagement et à l’adaptation de Tous .je me souviens de votre arrivée il y a 15 ans comme nouveau propriétaire du site. Vos yeux brillaient comme ceux des enfants devant le sapin de noël .Vous veniez de vous offrit un beau jouet . Vous m’avez dit d’ailleurs que c’était votre Ferrari. Amener les clients et les administrateurs à Montceau avait une autre allure que la visite de vos fabriques angevines à la Dickens . Et comme en même temps vous veniez de vous offrir une autre usine dans le Nord ,vous pensiez entrer dans la cour des « Grands « -des Grands de l’Industrie.
    Aujourd’hui Messieurs d’Eolane vous partez par la petite porte sans assurer a priori vos responsabilités financières et sociales . Il y a 15 ans vous vous rêviez « Capitaine d’Industrie ». Vous n’êtes restés que des boutiquiers .
    GP

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