Education nationale – Les AESH victimes d’une injustice, selon les syndicats

Nous publions la lettre ouverte de l’intersyndicale de l’éducation 71 à destination du Directeur académique (Dasen) de Saône-et-Loire au sujet des Accompagnants des Elèves en Situation de Handicap (AESH).
Cette lettre est signée des syndicats SUD Education, SnuiPP-FSU, Snes-FSU, et CGT Educ’action, et concerne la situation faite aux personnels AESH, à qui le Dasen demande, comme l’an passé, de travailler 2h de plus sans le salaire correspondant.
Cette situation d’injustice perdure depuis la rentrée de septembre 2019, alors même qu’un guide national a été édité par le ministère en cette rentrée 2020, qui rappelle le cadre réglementaire auquel le Dasen déroge depuis plus d’un an.

 


Monsieur le Directeur académique,
En cette rentrée, nombre de collègues AESH nous ont signalé avoir des emplois du temps avec un temps d’accompagnement élève ne correspondant pas à leur quotité de service.
Par exemple, pour une quotité de 60%, certain·es dans le 2nd degré se voient attribuer un temps d’accompagnement devant élève de 25h30, au lieu de 23h30. D’autres dans le 1er degré se voient attribuer un temps d’accompagnement devant élève de 24h au lieu de 23h30.
Il semble donc que, cette année comme l’an passé, notre département se distingue par un non-respect de la circulaire ministérielle n° 2019-090 du 5 juin 2019.
Pourtant, un guide des ressources humaines AESH, édité par le ministère en juin 2020, puis un guide national des AESH paru en septembre 2020, rappellent expressément le mode de calcul qui était déjà détaillé dans cette circulaire :

Dans le cas cité en exemple un peu plus haut, cela donne :
temps travaillé = 23h30 par semaine * 41 semaines = 963,5 h
quotité travaillée = 963,5 / 1607 = 60%
Par conséquent un·e AESH avec une quotité de 60% fait 23h30 d’accompagnement.
Le tableau donné en exemple dans le guide national AESH est très clair concernant d’autres exemples de quotités :

Les deux guides rappellent en outre que « La prise en compte d’un nombre de semaines supérieur aux 36 semaines de l’année scolaire permet de couvrir les activités complémentaires et connexes (préparation des séances, participation à des actions de
formation en dehors du temps d’accompagnement, temps d’information sur le handicap notamment par la plateforme Cap École inclusive (https://www.reseau-canope.fr/capecole-inclusive), temps de réunion avec l’équipe éducative, etc.) à l’accompagnement des élèves en situation de handicap ».
Il est ainsi explicite que ce temps de travail correspondant aux semaines au delà de la 36ème n’est pas à inclure dans le temps d’accompagnement.
Cette injustice a suffisamment duré : nous vous demandons instamment de faire respecter le temps de travail des AESH, en donnant des consignes claires en ce sens aux personnels en charge de leurs emplois du temps.
Soyez assuré, Monsieur le Directeur académique, en notre détermination à faire respecter les droits des personnels AESH.
L’intersyndicale 71
SUD Education, SNUipp-FSU, Snes-FSU, CGT Educ’action

 

guide-national-aesh-sept-2020

9 commentaires

  1. Quand le petit chef veux être plus chef que son grand chef !!!……………Pour se faire mousser auprès de son ministre !!!

    • Alors, savez vous de quoi vous parlez??
      Savez vous comment vous occuper d un enfant où bien adolescent en situation de handicap??
      Quand on connaît la problématique, on peut effectivement donner un avis.
      Les Aesh ont le droit et peuvent se plaindre.. connaissez vous leur job?
      Emplois précaires, heures découpées.. pédagogie il en faut. Et Salaires pas du tout au niveau de leur implication.. ne vous en déplaise..

  2. * le ptit prince:
    Vous êtes malheureux ou inconséquent.
    Respectueusement,
    Matthieu

  3. Avant de juger ou de faire quelconque commentaire venez travailler à notre place, et ensuite on peut en parler.

  4. Ha oui .je suis avs et effectivement personnes ne rende compte de ce que c est de s occuper d un enfants en situatuon d handicap .( l eleve peut changer d humeur d une minute a l autre, renverser les tables , crier ,baver ect…desfois les enfant refuse notre aide ,j ai des colleges qui se font frapoer .oui effectivement quand on connais pas on ne parle pas .tout ça pour 700 euros . Et on nous met jamais au meme endroit on nous balade d ecole en ecoles, on a le drout a certaines maitresse et directrices antipatique ect..c est tres difficile ! On a des droits .aurelie aesh

  5. Chères collègues, je pense que vous n’avez pas compris le commentaire du petit prince ci dessus. Il mentionnait simplement que c’est l’histoire d’un petit chef qui fait du zèle afin de plaire à son ministère. Il n’a rien dit de mal sur notre métier. Restez zen..

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