Conseil communautaire – Avec Isabelle Louis, la gauche ne partage pas

Photo service de presse de la CUCM.

Jeudi soir à l’Alto, au Creusot, Isabelle Louis n’a pas traîné. Face à elle, Charles Landre, maire du Creusot, a été nettement plus disert… sans convaincre.

La favorite n’a pas tremblé. Déjà installée à Montceau-les-Mines, elle s’impose à la tête de la CUCM avec dix voix d’avance (39 contre 29, 2 bulletins blancs sur 70 votants).

Les derniers mots avant le vote ont présenté deux styles. Charles Landre déroule un programme qui ne fait pas mouche. Isabelle Louis, elle, joue la carte de la sobriété et de l’efficacité, « garantir la solidarité entre les communes » et « gouverner dans le respect et l’écoute ». Message clair, réception réussie.

C’est une première depuis 1970 et la présidence d’André Jarrot, maire de Montceau-les-Mines qu’une femme prend les rênes de l’exécutif communautaire. Mais pas de rupture politique. Depuis 1977, la CUCM reste solidement ancrée à gauche, de Camille Dufour à David Marti. Isabelle Louis s’inscrit dans cette continuité, tout en promettant « une dynamique de changement sur un socle solide ».

Pour l’instant, peu de détails sur sa feuille de route. La nouvelle présidente insiste sur la méthode, écoute, concertation et équilibre entre les communes.

Côté gouvernance, la majorité verrouille. Quatorze vice-présidents, dix conseillers délégués, et aucune place pour l’opposition. Même Gérard Gronfier (Montceau-les-Mines), pourtant pressenti pour la voirie et le territo, se fait doubler par Alain Philibert, maire de Saint-Vallier. A gauche, les postes restent entre soi.

Autre arbitrage, pas d’Éric Commeau, premier adjoint à Montceau-les-Mines. Entre lui et Cyrille Politi, le choix est fait. Le maire de Blanzy l’emporte, dans un contexte de relations pour le moins tendues.

Quelques surprises émergent. Celle, notamment, de Guillain Gilliot, maire de Marmagne. Le macroniste entend sauver sa supérette, un dossier recalé sous la présidence de David Marti.

Plus inattendue encore, la nomination de Marc Repy, maire de Gourdon, à la 10e vice-présidence, en charge de l’économie de proximité, de l’agriculture et du projet alimentaire territorial. De quoi laisser perplexes plusieurs conseillers communautaires.

La soirée d’installation s’est étirée jusqu’à plus de 3 heures du matin. Au menu aussi, les indemnités : 3 699 € mensuels pour la présidente, 1 438,50 € pour les vice-présidents, 411 € pour les conseillers délégués.

Prochaine étape, de nouvelles réunions attendues en mai et juin. Le mandat, lui, est lancé.

J.B.

 

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