C’est arrivé loin de chez nous

Toulouse a reçu pendant quatre jours entre 800 000 et 900 000 personnes pour le spectacle « Le Gardien du temple » mis en scène par François Delarozière de la compagnie La Machine.

Le patron de la compagnie La Machine, inventeur, depuis 1999, de créatures géantes aujourd’hui connues dans le monde entier comme le cheval-dragon Long Ma, a ajouté une belle bête à son « cheptel ».

Le Minotaure, alias Astérion, s’est réveillé le 1er novembre en ronflant dans les rues de Toulouse. Il s’est endormi le 4 novembre dans son immense « écurie », la Halle, nouveau lieu d’exposition, situé dans le quartier Montaudran à Toulouse. Entre-temps, il aura erré dans le centre historique sous l’œil de la gigantesque araignée Ariane planant sur les toits.

Accompagné par dix-neuf musiciens et un ténor perchés dans des nacelles, cet opéra en quatre actes et quatre jours qu’est Le Gardien du temple s’est offert Toulouse pour cadre de scène…
Depuis vendredi 2 novembre, Ariane et Astérion jouent un peu au chat et à la souris avec les Toulousains. L’araignée géante et le Minotaure de 14 mètres de haut se croisent dans différents quartiers de la ville rose. Ils ne passent pourtant pas inaperçus avec leur envergure et l’orchestre qui les suit mais les créateurs du spectacle « le gardien du temple » sont restés volontairement discrets sur les parcours empruntés par les machines géantes. Histoire de garder un peu de mystère et de faire participer le public à cet opéra urbain inspiré de la mythologie grecque et d’une nouvelle de l’écrivain argentin Jorge Luis Borgès.

« Impressionnant » et « beau » sont les qualificatifs les plus souvent entendus quand la rencontre se fait entre les hommes et ces machines vivantes. Il faut dire que les effets sont à la hauteur. Les pattes de l’araignée qui se déploient au dessus du mobilier urbain, les bras du Minotaure, son visage qui se tourne vers les fenêtres des immeubles, ses cils qui se soulèvent pour regarder un arbre et cueillir une branche. La magie opère. Et pour tous ceux qui n’auront pas pu les voir ces 4 jours dans les rues de Toulouse. Ariane et Astérion pourront être approchés de près dans leur maison de la Halle de la Machine dans le quartier Montaudran à partir du week-end d’inauguration de ce bâtiment les 10 et 11 novembre prochains.

Un gros pari pour Toulouse remporté haut la main, du public venu de toute l’Europe, des Toulousains enchantés et présents sur les quatre jours, de nombreux médias étrangers ont relayé l’événement dont certains au Japon, en Allemagne, en Espagne, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis où le New York Times a notamment consacré un long article sur le sujet.

Toulouse espère attirer beaucoup plus de touristes avec cet équipement culturel, car le colosse hybride, mi-thermique, mi-électrique. Il deviendra « le porte-drapeau métropolitain » de Toulouse, s’enorgueillit François Delarozière.

De l’audace, un projet culturel fédérateur et rassembleur = des retombées économiques, de l’emploi local à la clé et des gens heureux et fières de leur ville.

http://www.lamachine.fr/

Un commentaire

  1. C’est beau , c’est grandiose , merci du partage…Voilà peut-être ce qui manque chez nous , un projet qui rassemble et qui rends fiers les habitants !!

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