Autisme : bilan catastrophique malgré trois plans nationaux

Ce lundi 2 avril 2018 est la journée mondiale de l’autisme.

Les objectifs de la Journée Mondiale de l’Autisme : lutter contre les discriminations et sensibiliser le public et les élus du monde entier à la question de l’autisme.

Il y a 67 millions de personnes autistes dans le monde, l’équivalent de la population française.
Ce trouble touche près de 100 000 jeunes et 600 000 adultes en France

Il est constaté par les associations et un certain nombre observateurs médicaux qu’en France nous n’avons toujours pas réduit les inégalités sociales d’accès aux soins et que nous n’avançons guère sur les méthodes innovantes.

La Cour des Comptes souligne les défaillances de la France dans la prise en charge de l’autisme. Mais son rapport apparait comme très insuffisant pour les associations qui estiment qu’il n’est pas assez sévère ».

L’interrogation porte sur les sept milliards d’euros de crédits. Beaucoup s’interrogent : où va cet argent, car disent-ils on n’en voit pas vraiment la manifestation dans le quotidien des familles et du terrain. Y aurait-il du gaspillage ?
Certains parlent d’un nécessaire redéploiement de l’argent du médico-social vers les structures pratiquant les méthodes éducatives respectant les recommandations de la Haute Autorité de Santé.

Olivia Cattan, présidente de SOS Autisme France, a l’impression d’une spoliation des familles, dépossédées de l’argent public. Elle souligne « on prend en charge nos enfants pour environ 3.000 euros par mois. Donc où vont ces milliards ? »
Et les mères, les associations, se battent depuis des années, pour obtenir plus d’aide des pouvoirs publics.

On en revient toujours au même point : nombre de places insuffisant dans les établissements, nombre de ces derniers trop restreint, géographiquement mal répartis, manque de personnel qualifié et compétent dans nombre de centres.

En fait rien n’avance vraiment et les familles se heurtent toujours aux mêmes problèmes, tout comme les autistes se heurtent à mille difficultés pour s’intégrer dans la scolarité normale, dans la vie active. Et dans le Bassin minier nombre de familles ont à subir cette situation et se désespèrent souvent de ne rien voir avancer et de se battre seules.

Gilles DESNOIX

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