Auberge de la Saule – Alain Philibert : « Je n’ai pas le droit de m’opposer aux travaux »

A l’époque, rien ne laissait présager une telle déferlante médiatique quand en juin 2017, Yunus Atak devient de nouveau propriétaire de l’Auberge de la Saule à Saint-Vallier, un achat au nom de la SCI NRS.

Toujours à l’époque, le nom de Yunus Atak ne fait réagir personne. On sait simplement que ce Lyonnais, disait-on a ce moment-là, souhaite transformer l’établissement en centre de loisirs.

Depuis et surtout à partir du 6 juillet dernier, suite à nos révélations, le feuilleton médiatique n’a cessé de prendre de l’ampleur. Car Yunus Atak est aussi président de Millî Görüs, un mouvement islamique d’origine turque. Et devant la crainte de voir l’Auberge de la Saule devenir un centre islamique, Claude Vermorel, président de La sentinelle 1905 est montré au créneau et a rassemblé vendredi dernier devant le kiosque à Saint-Vallier près de 250 personnes.

Il est vrai aussi qu’en 2016 à Parmilieu en Isère, Millî Görüs a voulu se porter acquéreur d’un bâtiment, également pour ouvrir un centre de vacances. Le projet n’ira pas à son terme grâce à la mobilisation des habitants.

A Saint-Vallier, aujourd’hui, tout le monde tombe de haut

et désormais fait le rapprochement _  justifié ou pas _

entre Yunus Atak et Millî Görüs.

A de nombreuses reprises nous avons sollicité Alain Philibert sur le sujet. Le maire n’a jamais souhaité prendre position. « J’ai transmis le dossier au Préfet, nous y travaillons ». Comme quoi, même chez le premier magistrat, des questions se posent.

Mais ce silence fait naître les plus folles rumeurs, notamment la dernière, le maire se tait parce qu’il a signé l’autorisation de travaux à l’Auberge. « Il n’avait pas à le faire » s’indigne-t-on à Saint-Vallier.

Une demande de modification des façades a été déposée le 22 janvier 2018 et le 19 février 2018, la mairie ne s’y opposait pas. Les aménagements portaient sur deux places de parking pour personne en situation de handicap, l’accès direct à l’établissement à l’arrière pour ces personnes, trois chambres et un WC PMR (personne mobilité réduite).

A l’origine, Yunus Atak espérait réhabiliter l’ensemble de l’Auberge mais devant le coût financier, a renoncé. Il rénove donc les deux premiers niveaux. Les travaux ne sont toujours pas achevés.

Le 29 mars 2018, la préfecture donne un avis favorable à la demande d’autorisation d’aménagement d’un centre de loisirs dans l’ancien hôtel mais devra faire l’objet à l’achèvement des travaux, d’une visite obligatoire avant ouverture au public pour contrôle. Nous en sommes loin.

Donc à ce moment-là, pas plus la préfecture que le maire n’imaginent la suite des événements. « C’est un particulier qui a déposé une demande de travaux, je n’ai pas le droit de m’y opposer ou alors il faut une bonne raison » avance Alain Philibert. « Mon rôle sera de convoquer la commission sécurité quand nous aurons tous les éléments. Pour l’instant, je n’ai rien ». Il ajoute: « Je pars du principe qu’il faut être réglo et juste avec tout le monde. Il n’y a pas de passe-droit ».

« Evidemment, si l’achat de l’Auberge avait été au nom de Millî Görüs, ce n’était plus la même affaire mais là, il s’agit d’un particulier », conclut-il.

Jean Bernard

Pour info ou relire : https://linformateurdebourgogne.com/saint-vallier-lauberge-de-saule-va-saerer/

Un commentaire :

  1. Pauvre monsieur le maire qui n’a jamais aucun droit, mais quand il a la droit il ne veut pas les faire valoir pour ne se fâcher avec personne, et nous cytoyens n’avons que le droit de payer des impôts. Attention, il commence a y avoir beaucoup de mécontents.

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