Associations anti-amiante – Le soutien quasi général des maires impactés par le projet

Ce projet d’enfouissement de déchets amianté dans la carrière à Mont-Saint-Vincent fait couler beaucoup d’encre notamment avec cette histoire de PLUi dont s’est emparé le collectif « Comme un poison dans l’eau » pour dénoncer le silence de la communauté urbaine Creusot Montceau sur le sujet.

Du côté des associations anti-amiante, Préserver Mont Saint Vincent et ses Alentours et celle de Collonge-en-Charollais ACPEnvironnement, elles ne veulent plus entretenir cette polémique et plutôt passer à l’action, c’est–à-dire, faire capoter ce projet. « De l’amiante, nous n’en voulons pas ».

Ainsi, les présidentes des deux associations, Katy Barboiron (Mont-Saint-Vincent) et Rebeca Kim (Collonge) avec leurs équipes sont allés à la rencontre des maires dont les communes pourraient être impactées, notamment par le ruissellement des eaux à partir de la carrière (voir liste plus bas). Et tous, excepté un seul _ « nous avons promis de ne pas dire son nom » _ soutiennent les deux associations. Trois ont même adressé un courrier au préfet et certains sont venus voir directement le maire de Mont-Saint-Vincent, Jean Girardon, pour comme on dit, lui parler du pays.

Une marche le samedi 12 juin 

Des maires qui feront voter une délibération au conseil municipal contre ce projet d’enfouissement.

Les associations on également rencontré les candidats aux élections départementales, même si le sujet n’est pas une compétence du Département, mais tant Alain Ballot et Jean-Claude Hamon qu’Edith Calderon et Jean-Marc Frizot (canton de Blanzy), « ils nous soutiennent » assurent les deux présidentes. « S’ils sont élus, ils demanderont un entretien avec le préfet », ajoutent-elles. « Même le sous-préfet de Chalon, Olivier Tainturier « nous a encouragées dans notre action, surtout ne pas baisser les bras ».

Autre action à venir, l’organisation d’une marche le samedi 12 juin prochain à 14h. Un départ de Collonges-en-Charollais, un autre de Mont-Saint-Vincent et les deux groupes se rejoindront devant l’entrée de la carrière.

En somme, il ne s’agit surtout pas de faire baisser la pression. Ils ne veulent pas des déchets amiantés, c’est dit, redit et le rediront.

Jean Bernard

Les maires rencontrés

Paulette Matray (Marigny), Christelle Jandot (Genouilly), Alain Douard (Sigy-le-Chatel), Marie Fauvet (Cluny); Catherine Bertrand (Salornay-sur-Guye), Christian Morelli (Joncy), Pascal Guenard (Le Puley), Marc Répy (Gourdon), rendez-vous à venir, Sébastien Ciron ‘Saint-Micaud).

Florilège des échanges avec les élus

« Une décharge au-dessus de nos têtes est inacceptable. Il faut rechercher des solutions répondant aux besoins économiques tout en préservant l’environnement ».

« L’eau est un enjeu majeur, nous devons faire face au risque de pénurie et de pollution ».

« Le projet d’enfouissement de déchets au Mont-Saint-Vincent est impensable dans un département marqué par les ravages de l’amiante à l’usine Eternit à Vitry-en-Charollais et la décharge à ciel ouvert à Montchanin ».

« Les big-bags, c’est dangereux, ça ne tient pas dans le temps d’où un risque pour les générations futures ».

 

7 commentaires

  1. Informez les habitants de Paray

    Ils sont concernés

    A cause de la bourbince

    • a bon la BOURBINCE prend sa source a Montcenis pas du meme coté du mt st Vincent

      • DIDI a raison car plusieurs petits ruisseaux descendent de Mont Saint Vincent et vont se jeter dans la Bourbince.
        Quand j’étais gamin , j’allais pêcher dans la rigole de Marigny, elle se jette dans la bourbince un peu après Blanzy. ( sauf erreur de ma part au niveau de la 7 ème écluse )
        De même, plusieurs ruisseaux qui viennent de Mont Saint Vincent alimentent le Brenon qui passe au Puley.
        Même chose pour des petites rigoles qui alimentent la Limace qui coule à Saint Romain et Saint Vallier.

  2. gilbert
    pour être plus précis: D’une longueur de 83,6 km, elle prend sa source dans le déversoir de l’Étang de Torcy (d’après l’IGN) qui est lui-même alimenté par divers ruisseaux descendant de Montcenis, à 382 m d’altitude.. elle passe a Paray

  3. Bravo à tous pour votre engagement soutien total. Et le Président de la communauté urbaine il en pense quoi ? A il été sollicité ?

  4. Que devient l’amiante récupérée sur les autres territoires de la région ?
    Centres d’enfouissements ?
    Les démarches de rapprochement entre la CCM et le SMET71 pour éventuellement méthaniser les déchets sont une bonne chose, mais pourquoi ne pas pousser cette logique à fond ? Que font les autres intercoms du département ? Ou en est le plan départemental d’élimination des déchets (si il a existé !).
    Ne pourrait on pas imaginer une vaste coopération sur ce sujet ?
    Quelques solutions techniques de stabilisation de l’amiante existent, elles coutent très chères, et il est possible d’en inventer d’autres. Pourquoi ne pas se lancer le défi d’être à la pointe dans ce domaine avec des financement intercommunautaires, départementaux, régionaux, etc… On se lance bien dans la métallurgie des poudres alors que les applications industrielles et les retombées concrètes (création d’emplois…) sont plus qu’aléatoires (nostalgie industrielle quand tu nous tiens !)
    Il faut s’unir sur le sujet des déchets et pas seulement avec le SMET pour la méthanisation . Tout est possible quand on a la volonté.
    Amen !

    • voilà un commentaire qui mériterait à etre pris en compte à etre analysé pour déboucher par du concret oui il faut innover,il faut oser l’enfouissement c’est terminé

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