Après Le canard enchaîné voici la CGT déchaînée

Communiqué des retraités CGT multiPro du bassin montcellien.

COVID : 15 MILLIARDS POUR LES MILLIARDAIRES

On nous dit à la télé qu’en cette période difficile, au lieu de consommer, les Français cherchent à épargner. C’est, nous apprend un des «experts de plateaux télés», parce qu’ils s’apprêtent à payer beaucoup plus d’impôts afin de rembourser la dette contractée dernièrement par l’Etat, dans un grand élan de solidarité.
Eh bien, si c’est le cas, on peut dire qu’ils sont drôlement gentils ces petits Français. Il faut espérer au moins déjà que la partie de dette détenue par la banque centrale européenne ne sera jamais réclamée. Sinon c’est à désespérer de tout. Mais il est bon aussi de se pencher sur la manière dont sont utilisés les fonds mobilisés pour la crise COVID.
Une enquête de Mediapart nous montre en fait que rien ne change vraiment. Les journalistes se sont intéressés aux prêts garantis par l’Etat ; ceux que la France s’engage à rembourser à 80 % si les emprunteurs n’y arrivent pas. Ils ont trouvé que plus de 15 milliards d’euros ont été accordés à des entreprises appartenant à des milliardaires.
Certes, certaines connaissent de réelles difficultés dans les secteurs de l’aviation ou, dans une moindre mesure, de l’automobile. Mais pourquoi donner 4 milliards à Air France et 5 milliards à Renault, qui ne se sont pas privés pour autant d’annoncer d’immenses plans de licenciements ?
Par ailleurs, la plupart des grands groupes plus ou moins touchés par la crise sont détenus par des actionnaires qui se gavent année après année. Il serait normal qu’une fois de temps en temps ceux-ci fassent un petit effort pour soutenir leurs entreprises. Ce principe, qu’ils n’appliquent jamais, est pourtant censé justifier le capitalisme…
On pense, par exemple, à la famille qui possède les Galeries Lafayette (prêt de 600 millions d’euros) et qui fait pourtant partie des plus grandes fortunes de France.
Et puis il y a ceux qui reçoivent des aides sans qu’on sache en quoi la COVID les aurait fortement affectées. Cdiscount par exemple, qui fait dans l’e-commerce, avait-il besoin des 120 millions d’euros qu’on lui a généreusement octroyés ? Et les 230 millions pour Téréos, un sucrier qui n’a pas arrêté de faire des bénéfices ? Et pourquoi 280 millions au groupe qui contrôle Midas et Norauto ? Ou encore 70 millions pour le groupe céréalier Soufflet ? À quoi servent aussi les 600 millions lâchés à Castorama et Brico Dépôt ?
On remarque encore que Lagardère et Bernard Arnault sont allés à la soupe de différentes manières et que certaines entreprises ont profité de l’argent public pour racheter un concurrent.
Pendant ce temps-là, de nombreuses petites entreprises se plaignent de se voir refuser les prêts qu’elles sollicitent.
On reste finalement sur les grandes lignes suivies par le président des riches, dans la foulée du CICE et de la suppression de l’ISF. Durant la pandémie, malgré la promesse du «plus rien ne sera comme avant», l’écart entre nantis et pauvres s’est encore accentué.
Et on voudrait que les Français du bas et en particuliers les retraité-es se préparent de bonne grâce à payer la note ?

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